Depuis le début de l'année, des jeunes du village AGGACH mènent, chaque week-end, des actions de volontariat des plus utiles et qui renforcent, par la même, l'esprit familial et communautaire, en ressuscitant la traditionnelle Tiwizi.
Ainsi, ces jeunes ont commencé par le cimetière plusieurs fois centenaire de la bourgade, qui s’étale sur une superficie d’un peu plus d’un hectare. Ils ont, d’abord, procédé à la réparation de la clôture en fil de barbelé, en parallèle à son nettoyage, et enfin à la construction d’une grande salle de quelque 5X10 mètres, à l’entrée du même cimetière.
Une opération qu’ils viennent d’achever, en installant la toiture en dalle pleine qui servira d’abri au cours des enterrements. Située à proximité de leur quartier en périphérie Sud du chef-lieu communal, cette salle permettra également aux jeunes de se retrouver chaque soir entre eux, pour débattre de divers sujets, ou organiser des activités cultuelles, car parmi eux, figurent ceux qui taquinent la guitare, la mandole et autre derbouka.
Il se trouve aussi parmi eux des chanteurs et des poètes amateurs et la majorité d’entre eux sont des universitaires et fonctionnaires dans divers secteurs. Pour les financements de ces opérations, ils font recours aux quêtes entre eux. Des familles, qui perçoivent des pensions substantielles, dénouent les cordons de leurs bourses, pour participer aux dépenses, tandis que d’autres contribuent par la préparation de plats, et autres friandises et fruits.
A rappeler que durant ces dernières années, ces mêmes jeunes ont procédé à la plantation de peupliers tout autour de ce lieu de repos éternel. Ils forment, présentement, une agréable haie qui offre un décor moins lugubre, notamment après la récente opération de désherbage et d’entretien des tombes. Ces jeunes s’impliquent, aussi, dans d’autres travaux communautaires, comme la réalisation d’une dalle ou d’une ceinture d’une nouvelle maison dans le village.
Oulaid Soualah
