Le taux de financement des projets de l’ANSEJ de Bouira ont connu une baisse de 3,33% en 2016, proportionnellement à l’année précédente.
C’est du moins ce qu’a révélé Redouane Boumzibra, cadre de l’agence de Bouira, jeudi dernier, lors d’un séminaire national ayant pour thème « Le rôle des PME dans la relance de l’économie nationale », organisé par l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira.
«Une diminution voulue», selon la nouvelle politique de l’agence et qui s’explique par «la nécessité de financer des projets d’avenir, porteurs d’une réelle valeur ajoutée». Sans surprise, l’on apprendra que le secteur de l’agriculture est ainsi classé premier, avec un taux de financement de plus de 28%. Viennent ensuite les services avec un taux avoisinant les 22%.
L’industrie n’est pas en marge, puisque près de 16% des projets dans ce domaine ont été financés par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes. Dans ces chiffres, l’on relève que l’ensemble des projets financés de 2010 à 2016, au nombre de 6.841, ont permis la création de 16.652 postes d’emploi directs et indirects. Lors de cette rencontre, de nombreux intervenants ont souligné « l’urgence des PME à s’impliquer massivement dans les créneaux issus des secteurs de l’agriculture, du tourisme et de l’industrie, seuls remparts pour faire face à l’après-pétrole et surtout pour rebooster l’économie nationale».
Toutefois, selon les différents conférenciers, venus de plusieurs wilayas du pays, «la standardisation des normes régionales et nationales n’est pas appliquée auprès des PME qui se cherchent encore pour se frayer une place sur le marché national et international», exposent-ils.
«Pour diversifier et améliorer la production, il est impératif d’aller vers une stratégie commune qui permettra de réduire la facture d’importation en proposant des produits locaux à moindre coût et de meilleure qualité. Nous serons, ensuite, en mesure d’envisager l’exportation une fois que le tissu entrepreneurial sera compétitif et qualitatif en matière de production», sera-t-il expliqué à l’assistance.
Sur un autre volet, il a été noté que les jeunes investisseurs « doivent bénéficier d’une formation, pour pérenniser leurs entreprises et soient plus téméraires en affrontant la concurrence ». Une concurrence à laquelle les PME sont exposées et qui serait la première entrave, en sus des tracasseries administratives, à laquelle ces jeunes entreprises sont confrontées.
À noter qu’à la fin de ce séminaire, un rapport de recommandations a été établi et adressé au ministère de l’Industrie ainsi qu’au Forum des chefs d’entreprises (FCE).
Hafidh B.

