«C’est une énième fois que nous interpellons toutes les autorités allant du P/APC, en passant par le chef de daïra, l’agence foncière de Boghni, la DUC de Tizi-Ouzou et sa subdivision locale». C’est ce qu’a affirmé, d’emblée, M. Saïd Allel, en sa qualité de président de l’association du lotissement 5 Juillet.
Celui-ci a dressé une lettre de rappel destinée à tous les responsables précités ayant trait au permis de lotir de ce lotissement et de ses espaces verts : « Dans le cadre des orientations du ministre de l’Intérieur et des collectivités locales et des dispositions du code communal, dans ses articles 11 et 12, et le décret 91-176 relatif à la participation et à la gestion des cités, nous avons l’honneur de vous informer que nous nous opposons de façon absolue et définitive à toute velléité de cession des espaces verts de notre lotissement (…)
Par la même occasion, nous vous demandons de bien vouloir donner toutes les instructions utiles au président d’APC à l’effet de nous établir nos actes de propriété, tout en préservant ces espaces », lit-on dans ce rappel. « Nous rappelons au wali que nous lui avons remis, en mains propres, un dossier bien ficelé à ce sujet lors de notre audience du 23 janvier dernier », déclare ce président d’association.
Concernant la session extraordinaire tenue jeudi dernier, M. Saïd Allel dit s’opposer carrément à la création des parcs pour matériaux ou pour des engins, en louant des parcelles de terrains, sises dans le lotissement, aux entreprises. «Ce sont des terrains situés en face de nos habitations et en face des logements RHP qui seront bientôt attribués. C’est inadmissible que des parcs comme ceux-ci soient créés dans un lotissement résidentiel, sachant que les véhicules de gros tonnage ont carrément abîmé les accès au lotissement. Doit-on encore mener un long combat pour que cette délibération devienne caduque?», s’interroge-t-il.
Il est à noter que ces acquéreurs de lots de terrains n’ont pas encore leurs actes de propriété bien qu’ils jouissent de ces lieux depuis plus de trente-quatre ans. Pour rappel, ils ont manifesté, par le passé, à plusieurs reprises devant l’APC et la daïra. Seulement, la réponse donnée par les responsables locaux est que le permis de lotir devrait être rectifié.
Du côté de l’APC, le maire, en l’occurrence M. Saïd Mansour, déclare : « Tous les lots vides ont été recensés. Dans le nouveau permis de lotir, ils sont réservés à des équipements publics, par exemple une antenne de mairie, une salle de soins ou un bureau postal. Ils ne devraient pas être laissés à la merci des squatteurs ».
En tout cas, à entendre M. Saïd Allel, la location des terrains dans la délibération votée par l’exécutif communal, durant la session extraordinaire de jeudi dernier, risque de soulever des contestations au niveau du lotissement, «d’autant que les activités qui y sont prévues sont nuisibles», plaide-t-on. « Nous demandons au chef de daïra de rejeter cette délibération », conclut-il.
Amar Ouramdane

