à travers une lettre adressée à la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, les conseillers et autres fonctionnaires de l’orientation scolaire disent adhérer pleinement à l’appel d’observer un sit-in aujourd’hui, lancé par leur commission lors de l’assemblée générale tenue le 22 avril dernier au siège de l’UNPEF.
«Nous répondons positivement à cet appel, pour crier notre ras-le-bol et dénoncer le marasme dans lequel vit notre corporation», est-il mentionné dans la lettre. Les rédacteurs rappellent que «la situation des conseillers en orientation est intenable» expliquant que «le conseiller a subi une dégradation arbitraire depuis son intégration dans le statut 12/240, une classification inéquitable et un verrouillage systématique de la promotion aux grades supérieurs et aux postes de responsabilités».
Plus loin dans le document, les conseillers énumèrent plusieurs contraintes exercées sur eux par leur tutelle qui ne les «associe pas» aux chantiers concernant l’avenir de l’orientation : «Le ministère a ouvert plusieurs chantiers concernant l’orientation scolaire, mais point de conseiller dans le projet d’élaboration du statut des centres d’orientation scolaire et point de conseiller dans la commission chargée de la correction des aberrations et lacunes contenues dans le statut particulier des fonctionnaires de l’éducation», lit-on encore.
Au sujet des perspectives dont des ateliers ont été tenus à Alger, fin avril dernier, les rédacteurs regrettent une présence timide de leur corporation : «Nous avons compté trois conseillers parmi des dizaines d’inspecteurs, de directeurs et de cadres du ministères», font-ils remarquer.
Les conseillers soulèvent une plateforme de revendications
Les conseillers de l’orientation exigent d’être «reconsidérés et estimés à leur juste valeur et d’être rétablis dans leurs droits et à la place qu’ils méritent dans l’échiquier du secteur de l’éducation nationale». Pour terminer les rédacteurs de la missive soulèvent une plateforme de revendication de plusieurs points.
Il s’agit entre autres de «l’association des membres de la commission dans tous les projets concernant l’orientation, de réparer l’injustice de l’intégration et de créer des grades pour la promotion des conseillers». Les rédacteurs demandent aussi que soit «revue à la hausse leur classification» et qu’ils aient «accès aux postes de responsabilités selon les critères de compétence et de maitrise».
Ils demandent aussi «la promulgation dans les meilleurs délais du statut du centre d’orientation et de guidance scolaire et professionnelle». Le droit au logement, aux primes de déplacement et d’encadrement sont également évoqués. «Nous sommes conscients, madame la ministre, de la priorité absolue quant à la construction d’une école moderne et performante. Nous voulons être intégrés pleinement dans ce processus d’édification et d’en être une charnière. Notre confiance est grande de voir se concrétiser notre espoir de redonner à l’orientation la place qui lui sied dans le système éducatif algérien», concluent-ils.
Hocine T.
