Naciria – Commémoration de la mort d’Amar Amsah

L’association culturelle Tamusni a organisé, samedi dernier, en collaboration avec le comité du village Ath Aliane, la commémoration du 68e anniversaire de la mort d’Amar Kadi, dit Amar Amsah.

Plusieurs activités étaient au menu sur les hauteurs d’Ath Aliane, le village natal de la légende. Durant la matinée, les organisateurs, des centaines de citoyens et des invités ont déposé une gerbe de fleurs au pied de la stèle, réalisée par ladite association à la mémoire de ce héros. C’est sous le slogan «L’histoire n’oublie jamais les hommes» que l’association a célébré le 68e anniversaire de l’assassinat de cet homme qui a combattu le colonialisme français, entre 1947 et 1949. En milieu de matinée une conférence sur l’histoire de la région et son fils martyr, Amar Kadi, a été animée par Rezki Ben Ameur, un passionné de l’histoire, et Youcef Mazari, auteur de deux livres sur l’histoire des Iflissen N’melli, ‘’La fondation du camp du Maréchal’’ et ‘’La Terre des Hommes’’. «Après une enfance passée dans la misère, Amar partit à Alger où il fonda une association de bienfaisance basée sur le nationalisme qui a aussitôt attiré l’attention des responsables du PPA avec lequel il a milité jusqu’à ce qu’il rejoigne l’Organisation spéciale (OS)», relate Arezki Benameur. L’histoire de ce héros commence au village Aït Aliane (un village relevant de l’ex-Haussonvillers (Naciria) où il est né le 15 janvier 1921, et se termine le 16 mai 1949, jour de son assassinat par les autorités coloniales à l’ex-Abbo (Sidi Daoud actuellement). «Les activités d’Amar Amsah au sein du PPA ont fait réagir les autorités coloniales qui se sont lancés à sa recherche. Elles encerclèrent son village natal, multipliant les interrogatoires et infligeant des traitements infâmes à sa famille. N’ayant pas pu l’arrêter, les colons mirent sa tête à prix. Ce fut un certain Dédier Melmoux, un célèbre inspecteur, qui s’engagea à exécuter la sale besogne, espérant que l’affaire Amar Amsah allait le propulser très haut. Mais Amsah se défendit et le tua en juillet 1947 à Tighzar-N’Aït Yahia, un endroit où ils s’étaient donné rendez-vous pour une rencontre», précise l’intervenant. De son côté, Youcef Mazari est revenu brièvement sur l’histoire de cet homme ayant défié les autorités coloniales durant les années quarante. Cette commémoration a été vécue comme un moment très fort par la population de toute la région. A midi, les invités furent conviés à un couscous. Dans l’après-midi, les festivités se sont poursuivies, avec une pièce théâtrale de la troupe ‘’Tarwa Lassel’’, interprétée par des écoliers qui ont impressionné le public. Le programme s’est poursuivi par une chorale et un récital poétique. Pour la clôture, c’est une autre pièce théâtrale intitulée ‘’Docteur connait tout’’ qui fut proposée à l’assistance. Précisons que tout au long de la journée, une exposition sur l’histoire de la région a attiré une grande foule.

Rachid A.