Les travailleurs de la Sonelgaz ont entamé, hier, leur mouvement de grève national de cinq jours.
En effet, selon le Syndicat de l’électricité et du gaz (Snateg), ce débrayage a été suivi à près de 50%, au niveau national. Ladite organisation syndicale est déterminée à poursuivre ses actions de protestation jusqu’à satisfaction de ses revendications, soulevées à la direction de la Sonelgaz. La crise entre cette dernière et le Snateg perdure, en dépit de l’organisation de plusieurs actions de protestation. Hier encore, les protestataires ont exprimé leur désarroi face à «la dégradation de leur situation socioprofessionnelle». «Au premier jour de notre mouvement de grève, nous avons enregistré un taux de suivi de près de 50% au niveau national, sachant qu’il a atteint les 100% dans les wilayas de Tizi-Ouzou, Béjaïa, et Bouira», a fait savoir, hier, Raouf Mellal, président du Snateg. Ce dernier, a dénoncé la «fermeture des voix du dialogue avec son syndicat». «Jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucune demande pour un dialogue qui permettrait de résoudre les doléances des travailleurs», a-t-il regretté. L’interlocuteur a déploré, dans ce sillage, «le licenciement abusif dont ont fait l’objet six délégués du Snateg dans la wilaya de Tébessa». Face à cet état de fait, M. Mellal a souligné que son syndicat a décidé de radicaliser son mouvement de protestation pour se faire entendre. Il a fait état d’une marche qui aura lieu, demain, à Béjaïa. «On va organiser la deuxième marche de dignité, à partir du Palais de la culture jusqu’au siège de la wilaya de Béjaïa», a-t-il précisé. Selon le même responsable, une autre marche sera organisée la semaine prochaine à Alger, «pour demander le départ du directeur général de la Sonelgaz et le directeur de la Société nationale de distribution». En ce qui concerne les informations qui circulent sur les réseaux sociaux indiquant la dissolution de ladite organisation syndicale, par le ministère duTravail, le Snateg a précisé qu’il s’agit «de rumeurs infondées qui ciblent à casser le mouvement de grève».
Samira Saïdj
