Les travailleurs communaux annoncent une grève nationale de dix jours, qui sera lancée aujourd’hui.
Le Conseil national du secteur des communes veut, à travers cette action, remettre sur le tapis les multiples revendications de cette catégorie de travailleurs. Réunis le 10 mai dernier à la maison des syndicats, le conseil en question a opté pour des grèves cycliques de dix jours renouvelables chaque mois. Le syndicat en question déplore la situation dans laquelle se débattent quotidiennement les travailleurs communaux, caractérisée par «la dégradation du pouvoir d’achat face à la cherté de la vie et la précarité de l’emploi qui s’installe de plus en plus dans les communes». Aussi, cette organisation syndicale a dénoncé le fait que «le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales n’ait pas daigné répondre à leurs revendications». Ce syndicat déplore également « la fermeture des portes de dialogue et le recours aux intimidations et à la justice, pour casser le mouvement de grève, en violation totale de la Constitution». Il y a lieu de rappeler que cette catégorie de travailleurs demande «l’application réelle de l’abrogation de l’article 87 bis du code du travail avec effet rétroactif depuis janvier 2008, et l’attribution des indemnités et les primes, dont celle du guichet, pour les agents de l’état civil». Outre les revendications citées plus haut, les communaux réclament l’intégration définitive des contractuels, notamment ceux qui activent dans le cadre des dispositifs du pré-emploi et du filet social. Ils insistent sur ‘’le respect de l’exercice de l’activité syndicale, dont le droit à la grève’’. À souligner que le conseil en question a, encore une fois, rejeté catégoriquement le projet du nouveau code du travail, soulignant que ce dernier ‘’n’est pas conforme avec les conventions de l’organisation internationale du travail’’. En outre, le syndicat appelle les responsables concernés «à assurer un salaire de douze mois par an sans retard à tous les travailleurs communaux, à associer les syndicats autonomes dans les tripartites, et à octroyer les primes de souveraineté de Sud et grand Sud». Il demande également «la réduction de l’IRG pour une justice fiscale, le maintien de l’ancien régime de retraite sans conditions, ainsi que l’annulation de la loi interdisant aux travailleurs communaux de se porter candidats aux élections».
L O Challal.

