Une journée scientifique sur le diabète et le carême a été organisée, avant-hier, à la salle des conférences du Centre culturel islamique de Boumerdès, par l'Association des diabétiques de la wilaya.
S’adressant à l’assistance, composée majoritairement de diabétiques, le président de ladite association, M. Mohamed Mokri, notera, d’emblée, que son staff «continue d’œuvrer pour acquérir leurs droits (diabétiques, ndlr), notamment auprès de la C.N.A.S.». «Il est inadmissible que cette instance étatique n’assure pour le patient qu’une seule bandelette de test de glycémie par jour, alors que, souvent, il lui en faut deux», s’est-il offusqué. La représentante du ministère de la Santé et de la Population, en l’occurrence Mme Nédir, dira, pour sa part, que cette rencontre de sensibilisation ‘’s’inscrit dans le cadre d’un plan national de prévention et de prise en charge de cette maladie’’. Les premières conférences, animées par des praticiens du service de diabétologie (H.C.A Alger), s’articulaient autour de la nutrition chez le diabétique. «Par mesure de précaution, celui-ci doit s’abstenir de faire le carême, pour se prémunir des risques hypoglycémiques », a-t-on insisté. D’ailleurs, les cas les plus graves doivent être accompagnés de leurs proches ou amis lors de leurs sorties, pour qu’ils soient soutenues, au moment opportun, a-t-on encore recommandé. Prenant la parole, le professeur Benabadji, chef de service de néphrologie au CHU de Béni Messous (Alger), expliquera le lien causal entre le diabète et l’insuffisance rénale aiguë. «De nombreux diabétiques souffrent aussi d’hypertension artérielle et de problèmes cardiovasculaires, ayant un impact sur les deux reins», a t-il soutenu, en insistant sur la nécessité de suivre scrupuleusement un régime alimentaire. «Celui qui adopte convenablement une diète n’aura rien». Cette recommandation a été trois fois répétée par cet éminent professeur, sous les ovations de l’assistance. Pour le professeur Remache du CHU de Bab El Oued, l’augmentation du nombre des diabétiques, notamment chez les adultes, est dû à une combinaison de facteurs. Il citera, entre autres, l’alimentation trop sucrée, trop salée et trop grasse, le surpoids, l’absence d’activité physique, et le stress. Ce déséquilibre alimentaire aura une incidence grave, notamment sur l’insuline, mais aussi et plus grave encore sur le fonctionnement rénal, a-t-il averti lui aussi. «Et comme règle élémentaire à appliquer, tout malade, quelle que soit la gravité de son cas, doit suivre les recommandations de son médecin traitant», a-t-on encore préconisé.
Salim Haddou.

