La commercialisation des crèmes glacées a explosé ces deux dernières années. Mais les conditions de leur distribution sont plus que douteuses.
En effet, l’on retrouve des appareils qui fabriquent des crèmes glacées dans des épiceries, des magasins d’alimentation générale, ou encore des cafés autours desquels s’agglutinent notamment des enfants… à M’Chedallah, ainsi qu’à travers toutes les communes de la daïra, où la commercialisation a débuté depuis quelques jours déjà soit depuis le retour des chaleurs, les appareils sont installés devant ces commerces à l’air libre, sans aucune protection et encore moins un minimum d’hygiène. Les becs d’où sort le produit sont recouvert d’abeilles et même de mouches, attirées par le sucre. Il est fréquent de voir l’un de ces insectes mélangé à de la crème qui se retrouve au font du gobelet ou du cornet en gaufre, cela sans évoquer la poussière et toutes sortes d’impuretés qui flottent dans l’air par ces temps caniculaires, dont la plupart sont invisibles à l’œil nu. Sur la RN15, par exemple, un axe traversant les localités de Chorfa et Raffour, ce genre de commerce prolifère. C’est une activité qui a atteint toutes les villes, villages et agglomérations, qui attire des citoyens peu regardants sur le volet hygiène, et qui atteindra sa vitesse de croisière durant les nuit du ramadan dans ces mêmes conditions qui ne répondent à aucune norme d’hygiène. Bien que ça soit une activité classée et régie par des lois spécifiques, telles que le code 601204 du Centre national du registre du commerce (CNRC), dénommé code des crèmes, glaces, jus, sorbets. Les gobelets en gaufres ne sont pas épargnés par ce manque d’hygiène, sachant que les stocks non utilisés l’année passé sont écoulés cette année. Les jus, boissons gazeuses et l’eau minérale aussi sont vendus dans conditions douteuses et souvent exposés en fardeaux de cinq bouteilles en matière plastique devant les magasins et bien souvent exposés aux rayons ultraviolets du soleil. La nouveauté cette année, pour toutes ces boissons, est le fait de voir des camions non frigorifiés qui sillonnent villes et villages et qui font du porte-à-porte, en usant de la vente à la criée. Il est fréquent de voir des bouteilles sans les obligatoires étiquettes qui indiquent les lieux de mise en bouteille, le sigle et l’adresse de l’opérateur et enfin la date de péremption. Le plus étonnant dans cette situation, est de voir une forte clientèle qui s’arrache ces produits très sensibles voire même dangereux à cause des conditions dans lesquelles ils sont écoulés au consommateur. De l’avis de beaucoup de consommateurs, les services du commerce doivent exercer un contrôle rigoureux et réguliers sur cette activité et rappeler à l’ordre les commerçants peu scrupuleux, et ce, afin de préserver la santé des consommateurs.
Oulaid Soualah
