L’opération Ramadhan, menée par la direction des affaires sociales et de la solidarité de la wilaya de Tizi-Ouzou, a commencé il y a déjà quelques temps. Dans cet entretien, le DAS, M. Hadj Bouchoucha, fait le point et donne de plus amples explications.
La dépêche de Kabylie : L’opération Ramadhan 2017 est en cours, pourriez-vous faire le point ?
M. Hadj Bouchoucha : Nous avons mis en place une commission au niveau de chaque commune, une autre au niveau de chaque Daïra pour superviser les deux opérations de couffins et restaurants. Il ya eu, avant tout l’établissement du fichier de la population nécessiteuse. Puis, on a adressé au Wali et aux P/APC, un message que nous avons préparé, à base d’une note émanant du ministère, stipulant que la valeur du couffin ne doit pas être inférieure à 5000DA. La DAS a donc prévu un couffin de 6000 DA, le reste du montant a été donné en subvention à la wilaya, pour que les P/APC puissent commencer les opérations d’achat après l’accomplissement des procédures avec les fournisseurs.
Combien de nécessiteux avez-vous recensés cette année dans la wilaya ?
On a recensé, et arrêté conjointement avec les P/APC, 32 372, comme chiffre réel. Au départ, il était à 52 000, puis, on a procédé à une opération d’assainissement de ce fichier, et nous avons laissé uniquement les gens qui bénéficient de l’AFS, à 3000 DA. Les handicapés chefs de familles, touchant 4000 DA, et ayant des enfants à charge, les DIS, qui touchent 4560DA, et les faibles retraite, d’un montant inferieur à 10 000DA. Ainsi que les démunis non assurés. Cette année, le nombre à baissé, comme il ya moins de ressources, la contribution des communes a baissé à cause des difficultés financières. Pour ce qui est des produits distribués (huile, pois chiche, riz, sucre, lait en poudre, tomate, vermicelle, fric, couscous et semoule), ils sont enveloppés dans un sac transparent les laissant apparaitre, et leur qualité est contrôlée par une commission de wilaya.
Certains citoyens contestent et dénoncent déjà des irrégularités dans les fichiers…
Le ciblage devient une mission difficile. On a des gens qui bénéficiaient avant mais qui ont été écartés, c’est pour cela qu’ils viennent réclamer. Mais en réalité, ces gens ont des bourses qui dépassent la moyenne ciblée. On donne aux plus nécessiteux et le citoyen doit comprendre qu’on ne peut pas donner à tout le monde.
Comment se fait la distribution ?
Sur l’ensemble des communes de la wilaya, la liste des bénéficiaires sera donnée aux comités des villages et des quartiers et le couffin arrivera jusqu’à leur domicile. En tout cas cela se fait ainsi dans la majorité des communes.
Quel est le montant du budget alloué à l’opération ?
Les crédits mobilisés pour l’opération Ramadhan pour l’année 2017 sont de 153 313 976 DA. La wilaya a contribué avec un montant de 80 millions de Dinars, le ministère de la solidarité nationale, 20 millions de Dinars, le total des contributions des communes est de 44 millions de DA. Les services des affaires religieuses a aussi contribué avec le montant de l’aumône de 3 millions de dinars, on attend aussi une contribution de la Sonatrach, de 800 kits alimentaires.
Où en êtes-vous actuellement avec l’opération, quasiment à la veille du début de Ramadhan?
Je vous donnerai là le premier bilan de l’opération de distribution des 32 372 couffins. Jusqu’à hier (Ndlr avant-hier), on a distribué 4067 couffins à travers la wilaya. L’opération de la DAS a commencé à distribuer au niveau des communes les 3100 kits alimentaires que nous avons acheté, le reste des communes à commencé à faire la distribution et on a des rapports journaliers
L’opération a pris du retard apparemment, à quoi cela est-il dû ?
Les communes ont déclaré que les procédures ont accumulé du retard, mais l’opération est entamée.
Les années précédentes, beaucoup de citoyens ont relevé le problème des produits périmés…
Déjà il y a le lieu de stockage, chaque commune à son lieu réservé à cet effet et ce dernier est contrôlé. La direction du commerce contrôle aussi les produits, pour éviter ce problème de péremption. Concernant les produits que nous distribuons, par exemple, la semoule, la date ne doit pas dépasser six mois, pour les autres produits on a établi un cahier des charge, il ne faut pas qu’il y ait moins d’une année de validité. Nous avons pris cet aspect en considération, et nous avons demandé aux P/APC de faire de même. La direction de commerce est très à cheval sur ça.
Qu’en est-il des restaurants «Rahma» pour cette année ?
On a eu 42 demandes en tout, pour le moment on a délivré 17 autorisations. Pour ceux qui n’ont pas encore eu d’autorisation, c’est en cours. On a effectué les visites de conformité, on termine l’opération Samedi. On attend les rapports de la protection civile, de la santé et du commerce pour l’hygiène, la sécurité et l’espace. Et s’ils sont conformes, ils auront leurs autorisations.
Qu’en est-il de la localisation de ces restaurants ?
Il faut savoir qu’il y a beaucoup d’acteurs intervenant dans cette action, des associations, des bienfaiteurs, les communes et le croissant rouge. Dans le cas des associations par exemple, on contribue partiellement au fonctionnement de ces restaurants. On ne leur donne pas d’argent, mais on leur donne des produits alimentaires. L’ouverture se fera en début de la semaine prochaine. Pour ce qui de la localisation, on a à Tizi-Ouzou, chef lieu, à elle seule, 16 restaurants, Boghni trois, Yakouren et Sidi Naaman, deux, et pour Freha, Azazga, Mechtras, Draa El Mizan, Ain Zaouia, Ait Yahia Moussa, Larbaa N’Ath Irrathen, Ain El Hammam, Abi Youssef, Draâ ben Khedda, Tadmaït, Beni Zmenzer, Tizi Rached, Tigzirt, yatafen, Mkira, un restaurant chacune.
Entretien réalisé par K. H.