Le bras de fer continue au marché

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Aucune augmentation n’a été signalée avant-hier au niveau du marché à bestiaux, contrairement à ce que nous avons rapporté dans notre article du samedi dernier intitulé “Grogne dans les marchés de Bouira”. En effet, à ce sujet, des commerçant avaient faussement avancé que des augmentations allaient se faire sur les tarifs d’admission des bêtes au marché, et ce, à raison de 50 DA pour les bovins, et 30 DA en ce qui concerne les ovins.Chose qui n’a pas eu lieu, car le samedi dernier, jour de marché hebdomadaire, nous avons pu constater que les droits d’accès au marché à bestiaux n’ont pas changé d’un iota. Ainsi, les tarifs stipulés dans le cahier des charges de l’APC concernant l’admission des bêtes au marché sont toujours de mise, à savoir 300 DA pour les bovins et 100 DA pour les ovins et caprins. Par ailleurs, au cours d’une virée au marché hebdomadaire effectuée samedi dernier, il nous a été donné de constater que d’autres étals sont restés vides en raison des augmentations qu’aurait décidé le percepteur des droits de place. Ce dernier précisera, lors d’un entretien que nous avons eu avec lui dans notre bureau, que la réglementation lui offre la possibilité de revoir à la hausse, les droits de place par rapport à ce qui était perçu par l’ancien adjudicateur. Il rappellera à cet effet que les tarifs conçus dans le cahier des charges ne sont pas pleinement pratiqués. “Les commerçants paient les droits au forfait et cela fait leur affaire. Et s’ils souhaitent que j’applique les articles du cahier des charges, je suis prêt à le faire. Je percevrai mes droits au métrage et cela risque de n’arranger personne”, dira l’actuel détenteur des droits du marché de Bouira. A ce titre, une petite incursion dans le contenu du cahier des charges, conçu par l’APC, nous apprendra à titre d’illustration, que concernant les étals, les droits sont de 15 DA TTC pour le mètre carré et par jour. Autrement dit, évalué au métrage, les droits d’un étal de 10 mètres reviennent à 150 DA/jour, alors qu’actuellement les droits forfaitaires du même étal ne dépassent pas les 100 DA. Soulignons, par ailleurs, que dès la première heure de la journée d’hier, les marchands de fruits et légumes exerçant dans le marché principal de la ville sont rentrés en grève à leur tour, en raison des augmentations des droits de place dont ils font l’objet depuis le premier de ce mois. Lesdits commerçants évoquent le problème de l’hygiène et de l’insalubrité qui sévit dans les lieux où ils activent : “Regardez les tas d’immondices. Il n’y a pas d’eau et cela dure depuis six mois. On baigne dans la boue, et les autorités parlent d’un marché c’est une honte. On ne cherche qu’à augmenter les tarifs des droits, mais ou sont nos droits ? Les droits d’hygiène, de propreté…”, s’insurgent les marchands grévistes que nous avons recontrés hier matin devant leurs étals vides. Les grévistes ne comptent pas revenir à leur activité de sitôt, et exigent que leurs droits soient également respectés par les détenteurs du marché.Notons enfin, qu’une entrevue est prévue aujourd’hui dans l’après-midi entre les représentants des commerçants mécontents et le détenteur des droits du marché pour dégager une issue et trouver les modalités qui seyent aux deux parties.

Anis. S.

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