La grève d’une dizaine de journées entamée par les communaux cause, de jour en jour, beaucoup de désagréments aux citoyens.
Alors que dans certaines communes où le personnel n’a pas suivi le mot d’ordre, tout fonctionne normalement, et que dans d’autres communes, des citoyens ont décidé de nettoyer eux-mêmes les quartiers, ailleurs, les quartiers sont devenus des décharges sauvages à ciel ouvert. Ceci inquiète notamment les commerçants des villes côtières qui font leur meilleur chiffre d’affaires durant la période estivale qui approche. La station balnéaire d’Aokas, connue pour sa décharge qui pollue la plage et engendre des maladies aux riverains, confirme sa position de la commune la plus sale, probablement de tout le territoire de la wilaya. À tous les coins de rues, des amas d’ordures défigurent le paysage et dégage des odeurs nauséabondes, repoussantes. «On parle même d’une autre grève de 20 jours. Que l’administration leur accorde leurs droits car si ça continue comme ça, nous appellerons l’ensemble des comités de quartiers à ramasser leurs ordures et à les acheminer vers le parc communal pour les déverser là-bas», dira Boualem, un citoyen de la ville d’Aokas, qui se dit révolté par cette succession de grèves qui ne pénalisent que le commun des mortels. En effet, en faisant le tour de certains chefs-lieux communaux, il n’y a pas cette omniprésence de tas d’ordures comme c’est le cas à Aokas où les décharges sauvages pullulent. Le plus surprenant pour les citoyens, c’est que ce ne sont pas tous les travailleurs de toutes les communes qui suivent le mouvement de grève, alors que la plate-forme de revendications est censée émaner de l’ensemble des travailleurs communaux. Ceci est considéré par certains comme un abus des ouvriers grévistes, alors qu’il existe plusieurs manières de protestation dont certaines peuvent même avoir la sympathie et l’adhésion des citoyens.
A Gana.
