La cité des 200 logements, sise le long de la rue Makhlouf Amar, en plein centre-ville de M'Chedallah, affiche de multiples dégradations et une flagrante insalubrité, à tel point qu’un bloc résidentiel menace carrément de tomber en ruines.
C’est ce qui nous a été permis de constater au niveau du bloc E, bâtiment composé de cinq étages, dont l’ouvrage de l’assainissement s’est transformé par l’usure et le manque d’entretien en passoire. Un liquide nauséabond inonde les appartements du premier étage et les locaux du rez-de-chaussée, dont quelques-uns sont aménagés en bureaux. Les autres locaux sont des magasins d’alimentation générale. Plusieurs PV ont été dressés par les services d’hygiène de la commune, ceux de la prévention de l’EPSP mais sans que ces écoulements des eaux usées, à l’origine d’une dégradation progressive ne soient colmatés une bonne fois pour toutes. Au niveau du même bloc, qui fait face à l’agence SONELGAZ, c’est l’espace vert du coté supérieur que les résidents du même bloc ont transformé en dépotoir sauvage. Il est jeté ainsi impunément, des ordures ménagères à partir des balcons. Les lieux se sont transformés, avec le temps, en un véritable foyer d’épidémies, avec deux mares nauséabondes formées par la stagnation des eaux usées. Un espace auprès duquel des enfants viennent jouer, et sur lequel se sont aussi manifestées des fuites sur le réseau de l’assainissement depuis deux ans. À ce décor s’ajoutent des monticules d’ordures et de déchets ménagers. Pour rappel, le site en question a bénéficié l’année dernière d’une opération de nettoyage par les éboueurs de l’APC, mais, malheureusement, les citoyens ont repris avec le ‘’lâcher de sachets plein de détritus‘’ de leurs fenêtres et balcons. L’aberration est le fait que cette rue est suffisamment dotée en bacs à ordures, en plus d’une rotation régulière des éboueurs, qui procèdent quotidiennement à la collecte d’ordures. Il s’agit là d’un cas d’incivisme qui est malheureusement loin d’être isolé, sachant que nombreux sont les citoyens ignorant ces équipements de collecte de déchets ménagers. Il est à signaler que le liquide provenant des fuites sur le réseau d’assainissement de la partie supérieure de ce bloc E s’infiltre sous le bâtiment dangereusement fragilisé, et que d’effroyables fissures et lézardes commencent à se manifester. L’accumulation des eaux usées, au niveau du vide sanitaire, et sous les fondations par infiltration finira sans aucun doute par provoquer un affaissement de la bâtisse. Des citoyens qui nous ont accueillis sur les lieux affirment avoir saisi, par requêtes individuelles et autres pétitions collectives toutes les autorités locales, sans que rien de sérieux ne soit entrepris pour stopper ces dangereuses dégradations.
Oulaid Soualah