« Pourtant, même au temps où le terrorisme battait son plein, notre agence postale n’a jamais été attaquée », remarque un habitant du village de Tafoughalt. Effectivement, après que la poste du chef-lieu eût été combriolée à deux reprises, tous les bureaux de poste implantés dans les villages ont été fermés. Cette situation, qui perdure depuis des années, provoquent de nombreux désagréments aux usagers de ces services. Des villageois nous ont signalé qu’à maintes reprises leur courrier a fait l’objet de perte dans les cafés et épiceries du coin, là où il est déposé. Dernièrement, une délégation du comité de village a pris attache, selon ses membres, avec les responsables d’Algérie-Poste au niveau de la direction du secteur de Tizi Ouzou. Aujourd’hui, pour appuyer cette revendication, c’est-à-dire la réouverture du bureau de poste, les habitants du village ont rédigé une pétition afin de faire valoir cette demande. « Tous les villageois sont intéressés par la réouverture du bureau. Il suffit de regarder le nombre de signataires. Nous avons recueilli plus de deux mille signatures », nous a confié une personne chargée de l’opération. « Dès que nous aurons recueilli toutes les signatures, nous réitérerons cette demande », a ajouté notre interlocuteur. Dans cet ordre d’idées, il y a peut-être lieu de signaler que l’agence d’Algérie-Poste d’Ath Yahia Moussa, la seule qui fonctionne sur tout le territoire de la commune, ne satisfait plus les usagers de ces services, notamment au moment du paiement des pensions de veuves de chahid et de leurs filles. En attendant la réouverture de tous ces bureaux de poste fermés, n’est-il pas temps de rétablir la fonction du facteur du village, du moins pour la distribution du courrier ? En tout cas, dans cette commune, seul le téléphone est actuellement opérationnel, surtout depuis la mise en service du RSS 512 lignes ainsi que le WLL dans les zones rurales. Si à Tafoughalt les villageois attendent que ce bureau de poste soit rouvert, il n’échappera à personne que cette demande est aussi celle des habitants d’Illalen, de Tachtiouine et d’Ath Attella.
Amar Ouramdane
