l A M’kira, les bénéficiaires aux aides de 50 millions de centimes dans le cadre de l’habitat rural sont en ébullition. Ils ont les décisions en main, mais ils ne peuvent aucunement lancer leurs chantiers. “Tous ceux qui ont été éligibles à ces aides n’ont rien en poche pour financer les 20% de l’apport personnel en vue de voir leur première tranche débloquée”, nous a appris un représentant du comité des bénéficiaires. En vue de faire valoir leurs revendications, ces derniers ont tracé un programme d’actions. “Le premier pas a été un écrit destiné au wali et aux autorités locales et de daïra”, nous dira notre interlocuteur. Et d’enchaîner : “Mardi dernier, nous avons déposé une doléance à l’Assemblée populaire nationale devant les députés car, nous dit-on, cela relève d’une décision appliquée à l’échelle nationale”. Les démunis de M’kira, une région complètement déshéritée ne comptent pas se laisser faire. Deux autres actions sont prévues pour cette semaine. Ce dimanche, nous dira le représentant des bénéficiaires, une délégation a pris attache avec les autorités de wilaya pour suivre de près l’évolution de la situation. Alors que mardi prochain, des citoyens bénéficiaires feront le déplacement jusqu’à l’hémicycle dans l’espoir d’avoir une réponse favorable à leurs doléances. Interrogé sur ces dernières, un autre délégué nous a appris que la décision de leur verser cette aide en trois tranches ne leur convient pas, vu les revenus des bénéficiaires qui sont quasiment nuls. “Personne ne peut contribuer avec un apport de 20%”, fulmine un troisième bénéficiaire. En tout cas, ces aides ne pourraient être concrètes ni encore moins venir à bout du problème de l’habitat rural dans cette région, si la réglementation en vigueur n’est pas revue. “De notre côté, nous attendons que les autorités prennent des décisions adéquates afin de nous faciliter cette tâche”, a conclu notre premier interlocuteur. Cela étant, l’assouplissement de ces mesures sera bienvenu, quand on sait que les bénéficiaires sont décidés à aller jusqu’au bout de leurs revendications.
A. O.
