Amalou – Factures d’eau et d’électricité – 6 milliards de dettes impayées

Les factures d’eau et d’électricité de la commune d’Amalou explosent et restent impayées à ce jour.

De l’aveu-même de M. Azzoug, le P/APC, l’ardoise a atteint les 6 milliards de centimes. Un montant qui englobe les dettes impayées à la SDE, et à l’agence nationale des barrages et transferts (ANBT). «Nous avons demandé l’apurement de cette situation dans le cadre du budget supplémentaire de l’année 2016. Hélas, notre doléance n’a pas connu de suite à ce jour», déplore le maire qui tient, au passage, à réitérer sa demande pour prendre en charge ces arriérés. D’autre part, le premier magistrat de la commune informe que l’APC a été destinataire de plusieurs mises en demeure émanant de la SDE, la sommant de régler ses factures de consommation. «la SDE est dans son droit de réclamer son dû. Pour autant, la municipalité ne peut pas y répondre favorablement, pour la simple raison qu’elle n’a pas les moyens financiers pour honorer ses échéances», avoue Mr Azzoug. «La facture d’eau pèse aussi de tout son poids, signale-t-il. Une redevance mensuelle de 140 millions de centimes que l’APC doit verser à l’ANBT. Une charge intenable qui étrangle la collectivité, en la plaçant dans une situation d’insolvabilité, de laquelle elle ne peut s’extraire que par la cession de la gestion du secteur AEP au profit de l’ADE. À ce propos, le maire dira que : «nous avons signé un protocole dans ce sens, lequel prévoit l’entrée en lice de l’ADE à compter du 30 mars 2017. Cependant, jusqu’au jour d’aujourd’hui, l’entreprise ne s’est pas manifestée, si ce n’est de mettre un véhicule à la disposition de l’APC», déclare le P/APC. Au demeurant, cette situation de surendettement vis-à-vis de la SDE n’est pas propre à la commune d’Amalou. En effet, nous apprenons auprès d’un responsable local de cette entreprise publique que plusieurs dizaines de collectivités locales à travers la wilaya de Bgayet, trainent de lourdes dettes, impayées à ce jour. «Les communes et les administrations publiques comptent parmi les plus gros contingents des mauvais payeurs, sur lesquels nous détenons des créances colossales. Nous avons enclenché un plan de recouvrement, qui prévoit toutes les facilités pour permettre un règlement amiable», soutient-il.

N Maouche.