Si par le passé, des chaînes humaines interminables se formaient des heures durant devant la boutique du "Tounsi" (le Tunisien), seul vendeur de la zlabia et de qalb el-louz dans la région, aujourd'hui, de nombreux commerces tels des restaurants sont transformés, durant ce mois, en points de vente de ces gâteaux orientaux.
D’ailleurs, la concurrence est féroce. Nombreux sont ceux qui la proposent à deux cents dinars le kilo, contrairement au « Tounsi » qui l’affiche à plus de trois cents dinars. «Maintenant, on a l’embarras du choix», dira un consommateur qui attendait son tour devant une boutique de vente de zlabia, sise à la place du marché. En dépit de ces prix bas, certains trouvent toujours le plaisir de l’acheter chez « le Tounsi ». Ils trouvent que le goût et la saveur ne sont pas pareils. «Même si on l’affiche à moins de cent dinars le kilo, je ne pourrai pas m’en passer de celle du Tounsi. Il ne faut pas oublier que c’est une spécialité tunisienne. C’est comme le couscous. Il n’y a pas mieux que le couscous kabyle. Chacun a son secret. Et puis, chez ce Tunisien, vous avez une grande variété de zlabia, alors que les autres ne savent que vous dire que c’est la zlabia de Boufarik. Personne ne sait d’où elle vient», suffit de nous répondre un amateur de ces pâtisseries. Et puis, nos interlocuteurs trouvent comme autre réponse que ce Tunisien, dont la renommée n’est pas à démontrer, veille beaucoup à l’hygiène. «Sa boutique est propre. Il est là toute l’année. Ce n’est pas seulement un vendeur occasionnel. Il faut faire attention à ce qu’on consomme», conseille un autre intervenant. Il est à noter aussi que les services du commerce sont omniprésents durant, notamment, ce mois de carême. «Nous avons des brigades qui surveillent tout. Nos inspecteurs veillent scrupuleusement à l’application des règles d’hygiène et de conservation», avait déclaré dernièrement M. Omar Haddadi, en sa qualité de chef d’inspection du commerce de Draâ El-Mizan, dont la compétence couvre les daïras de Draâ El-Mizan, Tizi-Gheniff et Boghni.
Amar Ouramdane

