L’association (DEFI) pour enfants inadaptés mentaux des daïras de Seddouk et Beni Maouche ne cesse d’œuvrer dans le but de rendre la vie meilleure à cette frange de la société.
Créée en 2006, dont la présidence a été confiée à Kebbiche Aissa, un psychologue de formation et de profession, cette association ne cesse de se développer en se donnant les moyens appropriés grâce aux aides qui lui parviennent des organismes étatiques et privés. Des actions louables qui font sortir de leurs misères les personnes en situation d’handicap affiliées à l’association. Selon son président, l’association lance un projet grandiose. Il s’agit de la création d’un centre d’aide et d’insertion professionnelle au profit des personnes en situation d’handicap. Mais seulement, ce projet nécessite une mobilisation de fonds importante à laquelle l’association ne peut y faire face. La fiche technique établie à cet effet fait ressortir un montant de l’ordre de 18 000 000 00 de dinars. «Notre association participe avec une somme de 400 000 00 de dinars. Le ministère de la Solidarité vient de virer au compte de l’association une somme de 2 000 000 00 de dinars destinée à l’acquisition des équipements et l’agence du développement sociale de Béjaïa nous a promis une aide de 4 000 000 00 de dinars suite à une convention signée par trois parties, à savoir l’association, l’ADS et la DAS. Une subvention qui tarde à arriver alors que l’association en a tant besoin pour lancer les travaux, car les personnes pour lesquelles le centre est conçu ressentent un besoin urgent du fait qu’il y va de leur avenir», a déclaré notre interlocuteur qui a fait savoir, par ailleurs, que l’association, pour avoir le reste des fonds, compte lancer un appel pour les entreprises étatiques et privées, les âmes charitables, afin de contribuer avec des aides financières ou en nature. Le centre sera créé dans une vieille construction érigée sur une partie de la surface de l’ex-caserne militaire coloniale qui a servi déjà dans le passé, d’annexe du CFPA de Seddouk. Ce hangar que l’association vient de récupérer suivant un arrêté établi par le wali de Béjaïa est mitoyen de son siège. Le hangar d’une superficie de 300 m² nécessite des aménagements dans l’optique de créer cinq ateliers, des sanitaires et une salle de rééducation. A côté se trouve un terrain nu d’environ 500 m² que l’association compte aménager en espace vert doté de petites cages où seront mis des animaux, ce qui permettra de mettre en relation avec la nature ces personnes en situation d’handicap. Il restera un petit espace situé dans un coin que l’association aménagera en un endroit réservé aux parents qui recevront des thérapies familiales, dans l’optique de les sensibiliser à accepter l’handicap de leur enfant, des actions indispensables pour une meilleure insertion des personnes en situation d’handicap. Le centre en question est un moyen de faire sortir de l’oisiveté, le farniente et la monotonie cette frange de la société dont le nombre est plus important qu’on ne le pense dans les deux daïras. Pour le président de l’association, le chiffre va crescendo chaque année : «En 2014, l’association comptait 1 371 adhérents et en 2016 ce chiffre est passé à 1 581. Les charges et les besoins en personnels ordinaires et spécialisés augmentent en parallèle», a indiqué le responsable. Pour bien comprendre les contours de la création de centre, il garantira une vie active aux personnes en situation d’handicap déjà formées dans des écoles ordinaires et spécialisées, ou dans des centres de formation professionnelles pour des formations qualifiantes.
L Beddar.
