M'chedallah – Le mobilier urbain en proie au vandalisme

Décidément, le mobilier urbain n'est pas en odeur de "sainteté" chez certains individus qui le prennent pour un défouloir.

Sinon, comment expliquer qu’à chaque fois que les pouvoirs publics installent un équipement, et ce que ce soit des candélabres, des abribus, des bancs publics, des plantes décoratives… ceux-ci se trouvent dégradés dans peu de temps ? Les exemples sont légion et n’épargnent aucune région du pays. Dans la ville de M’Chedallah, ce fléau, s’il convient de le nommer ainsi, est omniprésent. Des « énergumènes », apparemment en mal d’inspiration, prennent à partie le mobilier urbain qu’ils vandalisent sans aucune vergogne. Les derniers actes de destruction ont touché la station de fourgons et minibus située en bas de l’hôpital de M’Chedallah, où un abribus, nouvellement installé après les travaux d’aménagement qu’a connus ladite station, a été vandalisé et ses vitres ont volé en éclats. Cet abribus se trouvait dans la partie basse de l’arrêt où stationnent les minibus qui font la navette entre la ville de M’Chedallah et les villes de Bouira, Akbou et Béjaïa. Evidemment, cet acte inqualifiable a suscité l’indignation des usagers de cet arrêt qui ne comprennent pas pourquoi tout cet acharnement sur le mobilier urbain qui sert toute la population. «C’est vraiment désolant que de constater qu’en 2017 il subsiste encore des individus sans loi, ni foi qui détruisent les biens publics qui sont paradoxalement installés pour leur confort et leur bien. Mais quand est-ce qu’on va élever un peu le niveau et se hisser à celui des nations civilisées ?» se demande avec beaucoup de consternation un usager de la ligne M’Chedallah-Akbou. Ce n’est malheureusement pas le seul endroit qui a connu ces actes de dégradation, car la rue Colonel Amirouche qui passe par la nouvelle ville a été aussi le théâtre d’actes de destruction qui ont touché des bancs en faux-granite, installés il y a seulement quelques semaines. En effet, les autorités locales avaient installé une dizaine de ces bancs du CFPA Daou Toudert jusqu’à l’arrêt de fourgons jouxtant le CSP de Bouaklane. La plupart de ces bancs ont été réduits en débris, dénotant de la violence des actes irresponsables perpétrés par des inconnus.

Y. S.