Le jardin public, refuge des retraités

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Chaque jour, ce coin de verdure, qui paraît comme une "fausse" note au beau milieu d'une "forêt" d'immeubles, est pris d’assaut par des dizaines de citoyens qui s'y engouffrent à la recherche de fraîcheur et de distraction au milieu de la verdure.

Les arbres imposants, plantés vers le début des années 1990, créent une ombre et une atmosphère de fraîcheur en rupture avec la chaleur ambiante qui étouffe les rues de cette ville. Et ce sont surtout les personnes du troisième âge qui emplissent les lieux en ces jours de Ramadhan. N’ayant pas grand chose à faire, car étant retraités pour la plupart, ces vieux passent leur temps à lire les journaux ou à discuter entre eux, en abordant divers sujets ayant trait à la vie en générale et surtout aux dernières revalorisations des pensions de retraites que la majorité de ces « pépères », qui ont trimé toute leur vie, trouvent « insuffisantes », vu, selon eux, la cherté ambiante et la chute du pouvoir d’achat. Les jeunes ne sont pas en reste, puisqu’ils affectionnent ce square en y passant le temps entre copains. Les uns préfèrent plutôt lire les journaux ou écouter de la musique à travers leurs Smartphones. «Avec la chaleur qui sévit ces jours-ci, je ne vois pas d’autres lieux, exception faite de la maison, pour profiter de l’ombre et de la fraîcheur à part ce jardin. Il est vrai que les journées sont longues, dès lors nous jeûnons 16 heures, ce qui n’est pas facile, mais on trouve le moyen de passer le temps en attendant l’appel à la rupture du jeûne», affirme un jeune de la ville, habitué de ce lieu. Certains vont même se permettre de petits sommes en s’allongeant sur les bancs en bois, histoire de « tuer » le temps et d’oublier la faim qui « tenaille » leurs boyaux. Pour leur part, les cybercafés de la ville sont également pris d’assaut par les jeunes et moins jeunes qui se connectent pour passer le temps. En tout cas, chacun a sa façon d’ »égrener » le temps en attendant l’adhan.

Syphax Y.

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