Avec le mercure que ne fait que grimper chaque jour, les habitants de cette commune qui recourent aux eaux des puits et des sources craignent les maladies à transmission hydrique.
Ainsi, ils rappellent aux autorités locales que le chaulage de ces points d’eau est mis aux oubliettes. «Depuis des années, nous n’avons pas eu ces briques poreuses remplies de chaux qu’on descendait au fond des puits et des sources afin de nous protéger des MTH. Pourtant, nos autorités savent bien que nous utilisons l’eau de ces points d’eau quand nos robinets sont à sec. Qu’attendent-ils alors pour distribuer ces briques?», s’interroge un habitant de Bouhadj, où l’eau du robinet se raréfie dès que l’été pointe son nez. C’est le cas de presque tous les villages de cette municipalité. Nombreux sont comme notre interlocuteur, ceux qui disent javelliser ce liquide ô combien précieux afin de ne pas contracter ces maladies liées à l’eau, d’autant plus que certaines sources ne sont pas loin des rejets des eaux usées. «Notre seule solution est l’eau de Javel», enchaîne la même personne. Par ailleurs, d’autres habitants évoquent ces nuées de moustiques qui leur empoisonnent leurs nuits. «Vraiment, on ne peut plus supporter ces bestioles qui nous dérangent toute la nuit. On consomme beaucoup d’argent pour acheter les pastilles anti-moustiques et autres produits contre ces bestioles offensives et porteuses de virus. Est-ce que nos autorités ne savent pas que certaines maladies se transmettent par le sang injecté dans le corps humain par ces moustiques? C’est un danger qui guette notamment les bébés, fragiles», estime un habitant du chef-lieu Tighilt Bouguenni. «Comme les décharges sauvages pullulent dans notre environnement, la prolifération de ces insectes se fait de manière exponentielle. On ne se rappelle plus du temps ou l’APC engageait à partir du printemps des campagnes de démoustication. Depuis plus de cinq ans, nous n’avons jamais vu passer cette camionnette munie de canons à pesticides. La santé du citoyen n’a-t-elle plus de valeur devant l’austérité? Malheureusement, ce service a été abandonné même au moment où l’argent coulait à flots», conclut notre deuxième interlocuteur.
A. O.
