Un cas humain de brucellose a été confirmé il y a trois jours à Bouira. Le diagnostic n’a pu être établi du premier coup. Selon nos sources, les symptômes de cette maladie bovine, qui se transmet à l’homme par le lait contaminé consommé cru, n’apparaissent qu’une semaine après la contamination.
Au début, le sujet atteint, une adolescente (N. R.) de 15 ans, ne se plaignait que de douleurs au ventre. Ce n’est qu’une semaine après que la fièvre s’est déclarée, ainsi que de fortes douleurs abdominales et des aphtes buccaux. Son admission à l’hôpital Mohamed Boudiaf a alors été décidée en toute urgence. La malade a été aussitôt mise sous perfusion et un traitement lui a été administré. Avant-hier dans après-midi, l’on apprendra des mêmes sources que son l’état de la patiente est devenu moins critique, étant transférée des urgences vers le bloc au troisième étage. Entourée des membres sa famille, la malade devra rester encore quelques jours à l’hôpital, pour suivre un traitement à base d’antibiotiques puissants et de fébrifuge. Les mêmes sources indiquent qu’elle a dû prendre du lait cru, car vivant dans une ferme à la sortie de la ville. La vache suspectée a été abattue dès la confirmation de la brucellose. Pour rappel, cette terrible affection, qui a sévi à Bouira durant tout l’été 2015, a conduit à l’abattage de plusieurs bêtes et l’hospitalisation de nombreuses personnes contaminées. Quoi qu’il en soit, la vigilance demeure toujours de mise. «Le cas de cette adolescente, dont le diagnostic n’a pu être établi à temps pour lutter plus efficacement contre ce mal, doit donner à réfléchir à l’avenir au personnel soignant et aux responsables du secteur», estime un agriculteur de la région.
Aziz Bey
