La mendicité est certes un phénomène qui a tendance à s’accentuer de plus en plus, mais il faut dire que les pouvoirs publics demeurent souvent de marbre devant de telles pratiques. Des pratiques qui s’exercent dans des milieux souvent incongrus, voire même dangereux, à l’exemple de ces mendiantes de la RN 5 qui s’installent carrément sur la chaussée, à proximités de ralentisseurs et qui interpellent les automobilistes. Les deux femmes ne sont pas novices dans ce domaine et à maintes reprises nous avons signalé dans nos colonnes la gravité de la chose. En effet, une vieille femme recroquevillée sur elle-même dans son fauteuil roulant, est exposée à longueur de journée aux abords de la chaussée, tandis qu’une autre jeune femme perturbe la circulation en abordant les automobilistes pour leur demander l’aumône. Poids lourds et autres gros tonnages sont obligés de ralentir et de redémarrer souvent haut le pied, ce qui ne semble pas incommoder outre mesure la vieille femme qui respire à plein poumons le concentré de dioxyde de carbone émanant des pots d’échappement des véhicules. Au vu de la santé apparemment très fragile de cette personne âgée, on ne pouvait trouver meilleur moyen pour l’achever. Les automobilistes ne pouvant rester insensibles devant ce triste spectacle, lui donnent de l’argent, denrées alimentaires et autres dons pouvant procurer un semblant de bien-être, à ces deux malheureuses. Cependant, les bouchons se forment très vite aux alentours de ces mendiantes et ce, dans les deux sens. Il arrive parfois que des kilomètres de file se constituent en l’espace de quelques minutes, car la circulation automobile est très dense sur la RN 5. Il serait souhaitable que les services concernés interviennent dans les plus brefs délais, afin de prendre en charge cette personne âgée qui sert d’argument à une mendiante qui n’a peut-être pas conscience qu’elle expose inutilement sa vie et celle de sa compagne. Et dire que l’on célèbre aujourd’hui la journée de la femme ! La circulation automobile pour sa part connaît assez de perturbations sur ce tronçon de route, et les pouvoirs publics, par leur laxisme, laissent ce phénomène se perpétuer.
H. B.
