Sous la coupe du jeune entraîneur Kamel Bouzit, qui a pris le train en marche, l’EST a terminé la saison à la 4e place. à travers cet entretien, le coach revient sur le parcours de l’équipe.
La Dépêche de Kabylie: Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître, n’est-ce pas ?
Kamel Bouzit : C’est le cas oui. J’ai pris l’équipe lors de la deuxième journée de la phase retour. À mon arrivée, j’ai trouvé un groupe disloqué et le club était en position de relégable. Mon objectif était d’assurer notre maintien le plus rapidement possible. On a réussi à redresser la barre. Lors des 12 matchs à la tête du club, on a fait le plein à domicile. On a récolté au total 25 points sur les 36 possibles (8 victoires, un nul et deux défaites). Et terminer à la quatrième place, qui est encourageante à plus d’un titre, c’est le fruit d’un long travail. Le mérite revient, en premier, aux joueurs qui ont consenti de gros efforts et qui ont répondu présents, notamment dans les moments difficiles qu’a traversés le club.
Y a-t-il un secret dans cette réussite ?
Il n’y a que le sérieux et le travail qui payent. Le courant passait bien avec les joueurs. D’ailleurs, je rends hommage à ces derniers qui n’ont jamais rechigné à l’effort. De plus, il faut souligner le bon travail de l’équipe dirigeante.
La grande satisfaction reste l’émergence des jeunes joueurs…
Tout le monde estimait que j’ai pris un grand risque en alignant beaucoup de jeunes, à l’exemple de Kedadouche Youknane. C’est certain que le risque existait, mais il faut le calculer. Pour ma part, j’étais convaincu que ces jeunes représentent l’avenir du club. La preuve, ils ont tous donné satisfaction.
Un mot sur l’arbitrage ?
Ce n’est pas de mes habitudes de critiquer le corps arbitral, mais je dis que les décisions de certains referees ont pénalisé mon équipe, à l’image de celui face à Kherrata qui m’a étonné, en comptabilisant trente minutes de temps additionnels alors qu’on menait au score. Il n’avait sifflé la fin de jeu qu’après l’égalisation de l’équipe locale. En somme, l’arbitrage reste l’un des points noirs cette saison, avec la recrudescence de la violence dans les stades.
Comment jugez-vous le niveau du championnat ?
Au départ, la compétition était serrée en raison de l’enjeu, où le nombre des postulants à l’accession était élevé. Mais lors de la seconde phase, beaucoup d’équipes ont revu leurs ambitions à la baisse et l’USM Draâ Ben Khedda a fait cavalier seul, alors que les autres étaient en vacances. Cette culture propre à nos clubs est à bannir, car elle conduit tout simplement au pourrissement. Dans ce contexte, les instances chargées de la gestion de notre football doivent réagir pour changer le système de compétition, sinon bonjour les dégâts. Par ailleurs, je lance un appel en direction de nos décideurs afin de protéger les clubs formateurs.
On vous laisse conclure…
Tout d’abord, je félicite l’USMDBK et l’US Soummam pour leur accession. Je remercie le staff dirigeant ainsi que le public qui a cru en notre travail, tout en lui demandant de continuer à soutenir son équipe.
Entretien réalisé par Samy H.
