Un recueillement dans l'intimité

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Il y a exactement seize ans que les jeunes Khalfouni Kamel et Samir Didouche ont été tués au niveau de l’oliveraie qui surplombe l’hôpital Krim Belkacem de Draâ El-Mizan, lors des affrontements avec les gendarmes assiégés par les manifestants. Ce fut un jour douloureux. Cela fait maintenant seize ans que l’association Taneflit n’Tmazight rappelle cette date fatidique, pour que nul n’oublie le combat de ces martyrs. Dans la matinée du mercredi dernier, peu avant neuf heures, il y eut un rassemblement devant la mairie. Quelques minutes après, la foule, composée des élus à l’APC, des membres de l’association Taneflit, à leur tête le président M. Mohamed Chihaoui, et de la famille du regretté Samir Didouche (âgé de 14 ans lors des événements du Printemps noir) s’est dirigée à l’endroit où on été inhumés les deux martyrs, non loin du siège de l’APC, au lendemain de la journée apocalyptique du 21 juin 2001. Après le dépôt de la gerbe de fleurs, suivi d’un recueillement solennel devant leur tombe et de la récitation de la fatiha du Coran, l’assistance s’est dispersée dans le calme. Ce fut une cérémonie dans l’intimité la plus totale. Il n’y eut aucune prise de parole. «C’est un devoir pour nous de nous recueillir devant la tombe de ces martyrs. Notre association maintiendra toujours cette cérémonie, pour que personne ne les oublie», déclarera le président de l’association. «Concernant l’exposition prévue au siège de notre association, nous l’avons reportée pour samedi (aujourd’hui ndlr). Elle portera sur les deux événements, soit le 16e anniversaire de l’assassinat des deux jeunes, et le 19e anniversaire de celui de Lounès Matoub», poursuivra notre interlocuteur. La veille (la soirée de mardi), des bougies ont été allumées au carré de ces deux martyrs, à la stèle Lounès Matoub et devant la placette en place du tribunal où est projetée la réalisation d’une stèle murale portant les portraits des cinq colonels de l’ex-commune de Draâ El-Mizan (Krim Belkacem, Ali Mellah, Amar Ouamrane, Mohamed Zamoum, dit Si Salah, et Slimane Dehilès).

Amar Ouramdane

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