Le model social algérien a fait son temps

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S. Ait Hamouda

Une commission consultative nationale est en passe d’être installée, a annoncé, jeudi dernier, le Premier ministre après avoir chargé les ministres du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, de la Solidarité nationale et de la famille ainsi que le CNES à l’effet de susciter une large consultation nationale, pour redresser l’effort social du pays. Ce qui laisse imaginer de gigantesques bouleversements au niveau de la prise en charge sociale des Algériens et présager une commission nationale consultative avant la fin juillet ou, au plus tard, au début du mois d’août, qui aura pour objectifs de définir «les grandes orientations et les principaux contours des réformes devant être introduites au système des transferts sociaux, de manière à réaliser une plus grande justice sociale et préserver les acquis sociaux et la durabilité du modèle social algérien », avait précisé, entre autres, M. Tebboune. Ce qui revient à revoir, en baisse, le taux des subventions sociales allouées par l’Etat. Mais il s’agit d’abord de voir les paramètres de diminution auprès des ministères concernés et du CNES. Il est quasi certain que la norme de soutien, jusque-là de mise, est, un tant soit peu, coûteuse et pèse sur le budget de l’Etat. En d’autres termes, il faudrait amortir le coût, sans pour autant toucher les petits revenus. Il s’agit en l’espèce de lancer un débat à la mesure des attentes des citoyens, sans, toutefois, toucher notablement à leurs subsides. Les prix soutenus au lait, au pain et aux produits de première nécessité vont connaître, en fonction des franges de la société les plus démunies, un rationnement substantiel. Lorsque les consultations seront programmées et les difficultés aplanies, puisqu’elles existent, tous les problèmes trouveront, dès lors, leurs solutions. Il est indéniable, vu l’état des finances, que le modèle social algérien a fait son temps et que l’Etat providence a duré. Que l’on s’occupe des bourses modestes est normal, mais que l’on s’embarrasse en plus de ceux qui en ont les moyens, il y a des mesures à respecter et des normes universelles à ne pas outrepasser.

S. A. H.

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