Carences dans le secteur du transport

Partager

Les usagers du transport en commun du chef-lieu de la commune de Haïzer et des villages environnants, au nord du chef-lieu de wilaya, se plaignent de l’absence totale d’abribus au niveau des arrêts et de l’inexistence d’une véritable station de fourgons.

Des insuffisances qui, selon les usagers, rendent difficile leurs déplacements quotidiens et plongent le secteur du transport dans une anarchie indescriptible. Ainsi, et toujours selon les usagers, tous les arrêts, mêmes ceux du centre-ville, souffrent du manque criard d’abribus. En effet et tout au long de la RN33, reliant la ville de Bouira à Haïzer et du boulevard traversant le chef-lieu communal, aucun abribus n’a été installé. À l’entrée du village de Tikboucht, par exemple, situé aux abords de la RN33, aucun mobilier urbain n’est prévu et aucune plaque n’indique l’existence d’un arrêt sur les lieux. Les rares abribus à exister encore sont actuellement dans un stade de dégradation avancé et rarement entretenus. Les arrêts de bus ne sont reconnaissables que par l’affluence des voyageurs qui s’amassent au même endroit. L’absence d’un panneau indicatif ou une quelconque plaque en est la raison. Pis encore, les autobus et autres cars s’arrêtent un peu partout et aucune organisation n’est mise en place, pour marquer les arrêts. «Il n’existe aucune indication ni aucun panneau identifiant ces quais d’arrêt. Une personne étrangère à la région aura sûrement du mal à trouver un arrêt de bus, si elle n’est pas orientée par les habitants de ladite commune», a confié un riverain de ladite commune. L’insuffisance du mobilier urbain contraint les usagers du transport en commun de faire face à une chaleur de plomb, qui accroît le risque d’insolation particulièrement durant ces temps de chaleurs accablantes. En hiver, les obstacles et les difficultés sont d’une autre dimension : tout voyageur doit supporter les pluies diluviennes, si ce n’est des grêlons, car il n’y a aucun édifice à proximité de ces arrêts, pour s’abriter et se protéger, hormis des arbres qui semblent être les seuls abris naturels et le dernier recours pour se protéger des affres du climat. Les conditions climatiques extrêmes pourraient être très dangereuses surtout pour les enfants et les personnes d’âge avancé. «Ce sont plus les vieux et les petits enfants qui sont les plus exposés aux grands risques et sont sujets à des répercussions délétères. On ne réclame que le strict minimum», a confié Malik, un usager régulier du transport en commun. A ces manques, s’ajoute l’absence d’une station de fourgons digne de ce nom. Pourtant, estiment les personnes interrogées, Haïzer est un chef-lieu de daïra et doit, en principe, disposer d’une station comme toutes les daïras de la wilaya. L’actuelle aire de stationnement, abritant les fourgons, était autrefois un petit stade au béton poreux, bâti pour les jeunes de la localité. Cet espace se trouve actuellement squatté par les fourgons. Il faut noter que Haïzer n’est pas la seule commune à enregistrer des insuffisances dans le secteur du transport, puisque des localités voisines, à l’image de Taghzout, au nord de la wilaya, et El-Esnam, au Sud-est du chef-lieu, se trouvent confrontées aux mêmes problèmes et anarchie.

Aziz Cheboub

Partager