Abdelouahab Guellil, chef de cabinet au ministère de l’éducation nationale, était, hier, en visite à Aokas, dans la wilaya de Béjaïa.
L’objet de la visite était d’assister à la journée d’évaluation de l’opération pilote «Lecture, plaisir et théâtre à l’école» initiée par le ministère. C’est par le CEM Felkai que le chef de cabinet, accompagné de Tessa, conseiller de madame la ministre, et de Bader, directeur de l’éducation de la wilaya de Béjaïa et son staff, débutera sa mission. Il y visitera les stands des cinq wilayas participantes à cette rencontre qui avait débuté le vendredi au soir et qui s’achèvera aujourd’hui. A travers des documentaires, projetés sur data show, des témoignages d’élèves et parents sur les bienfaits de l’opération ont été portés à la connaissance du représentant de madame la ministre. Il en ressort que l’objectif est d’améliorer le vocabulaire et la pensée créative des élèves. Selon les pionniers de cette nouvelle option, Laghouat et Tizi-Ouzou, le travail en classe se fait à raison d’un quart d’heure pour le cycle primaire et d’une dizaine de minutes pour le cycle moyen. Sinon, le gros du travail se fait à la maison. C’est-à-dire que les élèves prennent les contes qui leur plaisent et les lisent à la maison, sans aucune contrainte, pour revenir, quelques jours ou quelques semaines plus tard, en classe avec une synthèse de l’histoire. On ne force pas l’élève à lire mais on l’encourage à avoir du plaisir à lire. Dans l’établissement scolaire mitoyen, le lycée Amara Ali en l’occurrence, il a été procédé à la présentation de chorales par les élèves des différents établissements participants avant de passer au témoignage des inspecteurs, directeurs d’établissements et enseignants, représentant les cinq wilayas participantes, quant aux résultats de cette lecture avec plaisir. L’architecte du projet, Ahmed Tessa, conseiller de la ministre, prendra la parole pour dresser un historique dudit projet. Il dira que l’idée avait surgi en 2010 entre le ministère de l’éducation et celui de la culture, mais ce n’est qu’à l’arrivée de Madame Benghabrit, à la tête du ministère, qu’elle a été concrétisée sur le terrain. Le dossier étant dépoussiéré, le conseiller avait pris son bâton de pèlerin pour sillonner le pays et parvenir à l’instaurer dans une dizaine de wilayas en l’espace de quelques mois. Aujourd’hui, avec cette option, il a été procédé à l’enrichissement du bagage linguistique de l’élève que ce soit dans l’expression orale qu’écrite. Approché pour avoir son avis sur l’objectif principal de cette nouveauté dans l’éducation, le chef de cabinet dira : «A long terme, il y aura une panoplie de circulaires et autres orientations pour parvenir à la propager à travers l’ensemble du territoire national». En termes de temps, il n’est pas possible, selon notre interlocuteur, de donner une date fixe pour y parvenir car cela est tributaire de beaucoup de paramètres, soulignera-t-il. En réponse à notre deuxième question relative à la rumeur ayant trait à l’exclusion des wilayas de Béjaïa et Tizi-Ouzou de la session de rattrapage du Bac, il infirmera l’information et la qualifiera de «rumeur malsaine». D’ailleurs, il précisera que la wilaya de Tizi-Ouzou a enregistré 2 558 candidats concernés, alors que celle de Béjaïa en a 2 180, dont 252 scolarisés.
A Gana.

