«Un cas de brucellose humaine vient d’être enregistré dans notre commune». C’est ce que révèle un avis diffusé récemment par l’APC d’Aïn El Hammam à travers une affiche destinée à prévenir la population locale.
Le but est, bien entendu, d’inciter les citoyens, notamment les éleveurs, à observer certaines mesures afin d’éviter la propagation de cette maladie, appelée également la «fièvre de Malte». Le sujet atteint, un homme qui vient de séjourner à l’hôpital de la région, éleveur de son état, fait partie des «groupes à risque» comprenant la propagation de la maladie, incluant également l’ensemble des professionnels en contact avec les animaux contaminés et autres, notamment les bergers, les vétérinaires, les bouchers, les agriculteurs… À signaler que cette affection est une anthropozoonose qui se transmet des animaux vers les hommes, le plus souvent par le biais de la consommation de lait non pasteurisé ou fromages. L’homme est contaminé également au contact des animaux infectés (bovins, caprins, ovins). Le germe pénètre dans l’organisme par la peau ou par voie digestive. Cependant, l’on décèle rarement des transmissions interhumaines. Des mesures préventives sont prises dans le cas où la maladie apparaît dans une région donnée. Ainsi, il est vivement recommandé, par les services sanitaires, le lavage et la désinfection des mains, en sus de faire bouillir le lait avant sa consommation et le lavage et la désinfection des crudités (fruits et légumes) avant leur consommation. Il est, par ailleurs, enjoint aux propriétaires d’animaux domestiques de surveiller leurs troupeaux et de signaler la moindre anomalie aux services concernés, sachant que la déclaration de cette maladie demeure obligatoire. Selon un médecin, «la brucellose reste, tout de même, une maladie pouvant entraîner des complications graves, si un traitement n’est pas rapidement mis en place. Comme pour toute maladie infectieuse, la prophylaxie reste le meilleur moyen de lutte contre cette affection. ‘’Le meilleur moyen d’éviter les cas de brucellose humaine est d’agir directement sur le réservoir animal afin d’éradiquer l’épizootie et donc la transmission à l’homme’’, notent des vétérinaires. A souligner que des campagnes de vaccination du cheptel de la région se succèdent régulièrement.
A. O. T.

