Après la mort tragique d’une lycéenne écrasée à la sortie du lycée par un bus de transport scolaire, il y a de cela une semaine, les lycéens de Seddouk sont montés au créneau pour crier leur raz-le-bol sur les risques qu’ils encourent, et ce sur la route menant à leur établissement. Ainsi, ils ont improvisé une marche silencieuse le lundi pour remettre en mains propres aux autorités locales une plate-forme de revendications dont une copie nous a été remise. Cette marche a été annulée par l’Association des parents d’élèves et des responsables du lycée, mettant en avant les débordements qui peuvent avoir lieu en de telles circonstances. Pour calmer les esprits, les autorités locales ont improvisé, de leur côté, une réunion d’urgence de concertation puis se sont rendus au lycée où les attendaient les étudiants avec lesquels ils ont engagé une discussion qui a débouché sur un compromis, suite à la volonté affichée par ces représentants de l’Etat à accéder à leurs revendications dans le cadre réglementaire, avons-nous appris du proviseur de l’établissement. Dans cette requête, de prime abord, ils ont demandé l’aménagement dans les plus brefs délais du tronçon de la route menant au lycée qui se trouve dans un piteux état. “Au moment des pluies la chaussée devient un bourbier de par une mare d’eau boueuse géante qui se forme. L’absence de trottoirs nous oblige ainsi à marcher dans la gadoue au risque de se voir maculer les vêtements de la boue giclée par les automobilistes imprudents, de passage”, a dit un lycéen. Mais le point essentiel des revendications demeure la sécurité routière à proximité des établissements scolaires. “Durant les heures de pointe et surtout les jeudis et lundis à midi, nous avons du mal à sortir pour rentrer chez nous de par le nombre de jeunes automobilistes qui se postent au portail et le long de la route. Nous souhaitons vivement la présence des agents de l’ordre pour interdire les arrêts et stationnement sans raisons apparentes”, a poursuivi une lycéenne en internat. Par ailleurs, l’absence des panneaux de signalisation routière et de dos-d’âne à proximité des écoles demeure aussi parmi les préoccupations des étudiants qui exigent la levée de cette carence le plus tôt possible. “Nous voyons mal les routes des établissements scolaires, qui abondent matin et soir d’écoliers, sans panneaux de signalisation routière, ni de dos d’ânes laissant le champ libre aux automobilistes de rouler à vive allure au grand dam des étudiants et passants”, a renchéri notre interlocuteur. `Enfin, ils n’ont pas manqué de signaler l’anarchie dans les transports scolaires. “Certains bus stationnent n’importe où provocant ainsi des embouteillages, et ce qui est désolant, ils démarrent à 16h30 pile alors que normalement, ils ne devraient partir qu’aux alentours de 16h40 pour pouvoir ramasser tous les lycéens”, a ajouté enfin notre interlocuteur.Au fait, les problèmes sécuritaires à l’extérieur de l’établissement reviennent sur toutes les lèvres des lycéens consultés à cet effet, lesquels insistent sur le fait que les revendications consignées dans le mémoire remis aux autorités locales doivent être satisfaites dans les meilleurs délais possibles
L.Beddar
