Dans cette commune, comme pratiquement dans toutes les municipalités de la wilaya, il n’échappe à personne de remarquer l’état de dégradation avancée de nombreux foyers de jeunes, éparpillés ici et là dans les villages, faute de n’avoir été mis en service à temps. L’exemple de celui baptisé Chahid Achour Tellache, à Tazrout-centre, sur les hauteurs de la ville, est édifiant. En effet, réceptionnée depuis environ une dizaine d’années, cette structure a été laissée à l’abandon: vitres cassées, portes défoncées, peinture abîmée… Aujourd’hui, elle a l’air d’une bâtisse réalisée au début des années 70. «Nous n’avons pas de personnel qualifié pour prendre en charge toutes ces structures juvéniles. Pourtant, on nous exige de réaliser ces foyers de jeunes. Ils n’ont aucun statut. En principe, dès qu’ils sont réceptionnés, ils sont censés être transférés à la direction de la jeunesse et des sports. Mais, souvent, ce n’est pas le cas, c’est pourquoi ils se trouvent après des années dans cet état », confie, sous couvert d’anonymat, une source proche de l’APC. Et de poursuivre: « Normalement, les comités de villages et les associations devraient participer à leur gestion ». Pour celui de Tazrout-centre, les jeunes ont créé récemment une association. D’ailleurs, ils viennent de lancer une section de karaté en attendant de mettre en place d’autres activités. « Nous demandons aux responsables locaux de restaurer cette maison de jeunes parce que son état actuel ne pourra pas abriter d’autres activités, d’autant plus qu’il n’y a aucun espace de loisir dans notre grappe de villages », répond un jeune étudiant qui s’attelait à préparer un tournoi de football qui sera, bientôt, organisé dans ce village, d’autant plus qu’une aire de jeux se situe non loin de cet endroit. «Nous attendons aussi que cette aire de jeux soit clôturée et que la falaise soit consolidée parce que nous craignons un glissement de ce côté-là en hiver », souhaite un autre jeune homme.
Amar Ouramdane
