C’est hier que le Comité des fêtes de la municipalité d’Ath Yenni a tranché sur la tenue de la 14e édition de la Fête du bijou. Elle aura lieu du 27 juillet au 4 août prochain.
L’annonce a été faite par le maire de la municipalité également président du comité des fêtes. Une décision qui est toutefois loin de faire l’unanimité au sein des artisans bijoutiers de la localité qui sont divisés entre ceux plaidant pour certains pour un report (quitte à faire l’impasse carrément cette saison) et pour d’autres soutenant son organisation surtout que c’est là l’unique opportunité pour eux de bien vendre leurs produits. Il faut dire que le bilan financier négatif de l’édition précédente a fait naître, au sein des organisateurs, un sentiment de crainte de se retrouver, une fois de plus, endettés. «Les bilans moral et financier de la 13e édition est négatif. Le Comité des fêtes de la municipalité s’est retrouvé endetté faute de sponsors», nous a révélé, avant-hier, un membre de ce Comité qui a préféré garder l’anonymat. Il souligne que «l’argent promis par certains sponsors a pris beaucoup de retard pour être injecté dans le compte, alors que d’autres parrains ont carrément fait faux bond.» Du côté du président de ce Comité et non moins président de l’APC, M. Smaïl Deghoul, «rien n’est encore tranché, concédait-il,» avant-hier. Contacté dans la matinée de dimanche, en effet, ce dernier avait, de prime abord, tenu à préciser que la date d’ouverture de la fête n’était toujours pas tranchée, même si la date du 27 juillet prochain avait déjà largement circulé : «Il n’y a aucune date officielle qui soit déjà fixée pour la tenue des festivités de la 14e édition. Nous allons la fixer lors de la réunion prévue lundi soir (hier ndlr)», nous disait M. Deghoul. C’est dire toute la confusion et l’incertitude qui a entouré la confirmation de la date du 27 juillet. Ce dernier avait tenté de justifier l’indécision sur cette date par «la situation météorologique de ces derniers jours qui est défavorables à l’organisation de tout évènement en plein air». Ce que réfutent les acteurs principaux de cette fête, à savoir les artisans bijoutiers : «les conditions climatiques n’ont jamais influé sur les préparatifs et la tenue de la fête. Voilà en tous les cas un débat qui n’a plus sa raison d’être maintenant que la date a été bel et bien fixée pour le 27 juillet prochain. Le président de l’association des bijoutiers d’Ath Yenni, Mohammed Haouche, croit savoir de son côté, que «les raisons du retard dans le lancement des préparatifs de cette 14e édition sont purement d’ordre financier». «En notre qualité de premiers concernés par cette manifestation culturelle et commerciale, nous avons demandé au maire de surseoir à organiser la fête cette saison, pour mieux la préparer et la réussir l’an prochain. Il n’y a aucun mal à la reporter d’autant plus que nous risquons fort d’échouer si nous nous entêtons à la tenir cette année coute que coute», explique M. Haouche. Ce dernier n’a pas manqué, en outre, d’incomber la responsabilité du retard dans la prise de décision de tenir ou pas cette manifestation au maire : «La responsabilité dans le retard qu’ont pris les préparatifs incombe au président du Comité des fêtes», déclare Mohammed Haouche. Si certains trouvent qu’il est quasiment impossible de réussir l’organisation de cette 14e édition, d’autres continuent de nourrir l’espoir qu’il n y a aucune raison pour que ca ne réussisse malgré le retard mis dans les préparatifs. A noter enfin cette nouveauté retenue par le comité d’organisation qui risque de ne pas trop plaire au participants, à savoir le prix des stands pour exposant réévalué à 20 000 DA au lieu des 6 000 DA habituels pour tenter de compenser la rareté des sponsors et la maigre subvention dont bénéficie la manifestation.
Saïd Mendil

