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Les platanes d'Achaivou menacés

Embellissant agréablement les bordures de la RN30, entre M’Chedallah et Saharidj, une centaine de platanes, âgés de 5 ans, risquent de dépérir dans un proche avenir, s’ils ne sont pas irrigués en urgence. La forte canicule, ajoutée au sirocco qui balaie la région sporadiquement durant toute la saison estivale, risque de leur être fatal, sachant qu’ils commencent à virer au jaune et dépérissent à vue d’œil, car n’étant pas irrigués depuis les dernières pluies hivernales. Plantés en 2012, ces platanes sont rapidement devenus adultes, en exhibant des troncs assez robustes et un feuillage verdoyant. Il convient de rappeler que l’opération de plantation a été menée par un groupe de bénévoles de Saharidj. Leur achat a été financé par la direction de l’administration locale (DAL) de la wilaya. D’aucuns à Saharidj s’interrogent sur l’abandon de ces arbres lesquels, en plus d’embellir les accotement de la RN30, jouent aussi le rôle de consolidation du sol sur ces terrains accidentés et fort inclinés dans une commune qui abrite plusieurs associations pour la protection de la faune et la flore. «Les services étatiques et les institutions directement concernées, tels que l’APC, le service des forêts ou la STP, ne se sentent pas interpellés par la longue agonie de ces platanes qui ne résisteront jamais jusqu’à la fin de la saison chaude dans le cas où ils ne sont pas irrigués en toutes urgence», s’insurge un riverain. Et d’enchaîner : «Déjà que les départs d’incendies en série, qui ont ravagé la région par le passé, ont gravement réduit le tissu végétal de cette région de M’Chedallah, dénommée jadis laarch azegzaw (la tribu verte) eu égard à ses légendaires forêts». Le tissu végétal s’est, en effet, réduit ces dernières années comme une peau de chagrin à cause de ces incendies, mais aussi des défrichements sauvages et effrénés, déclenchés par des citoyens un peu partout, portant un coup fatal au tissu forestier. «Reste à espérer que le mouvement associatif et les organismes étatiques réagiront avant qu’il ne soit trop tard. En fait, il suffirait d’une simple mobilisation d’une citerne tractée durant une journée pour leur redonner vie», conclut notre interlocuteur.

O. S.

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