La pénurie d'eau potable dans les différentes localités situées dans la vallée du Sahel continue de défrayer la chronique.
Les communes relevant de la daïra de M’Chedallah sont toutes confrontées à cette situation, laquelle s’accentue à chaque saison estivale. Les habitants ont même recouru à des actions de rue, des protestations et des fermetures de mairies, mais en vain. À l’exemple de la localité de Raffour, située dans la commune de M’Chedallah, laquelle est confrontées, à l’instar des autres, à la rareté de l’eau potable sur les réseaux de distribution. Nonobstant que cette localité soit alimentée à partir de la source « Laïnser Aberkane » et d’un forage situé dans le Sahel, le problème est toujours là. Cette agglomération, qui compte un peu plus de 13 000 habitants, voit la demande en cette ressource naturelle et vitale augmenter significativement surtout pendant la saison estivale. Malgré tous les efforts qui ont été consentis de part et d’autre (wilaya, APC…), l’alimentation en eau demeure toujours problématique dans cette localité. Bien que la ville de Raffour soit située à proximité de l’oued Sahel, lequel regorge de nappes phréatiques importantes, celles-ci ne sont pas exploitées à bon escient. Le hic, c’est qu’il existe sur les rivages de ce cours d’eau des forages qui ont servi par le passé, mais qui sont, actuellement, abandonnés pour des raisons inconnues. En effet, en tout, il existe sept forages abandonnés et inopérants depuis des années, situés au lieu-dit « Achadhekh », à proximité de l’oued Sahel au sud de la localité. Le commun des habitants s’interroge sur cette situation pour le moins incompréhensible. Ces forages sont présentement dans un état de dégradation et d’abandon alors « qu’ils peuvent servir encore », estime-t-on. Face à la crise de l’eau potable, qui survient surtout pendant l’été, les habitants demandent que ces forages soient examinés et contrôlés pour une éventuelle réhabilitation.
Y Samir.

