Poutine était hier à Alger

Le Président russe, Vladimir Poutine, est arrivé hier à Alger pour une visite d’une journée, à l’invitation de Abdelaziz Bouteflika. Cette visite, historique par sa nature, vise d’abord à renforcer les liens entre les deux pays, notamment dans le domaine économique et militaire, suite à la signature, en avril 2001, d’un pacte de « partenariat stratégique » entre les deux pays. Si la teneur des discussions entre les deux Présidents n’est pas connue dans sa profondeur, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué cependant, jeudi soir, suite à un entretien avec son homologue algérien, Mohamed Bedjaoui, qu’un « mémorandum d’entente entre le géant gazier russe Gazprom et la société pétrolière publique algérienne Sonatrach, ainsi qu’entre le pétrolier russe Loukoïl et la Sonatrach, doit notamment être signé » de fait que les deux pays sont « deux grands exportateurs de gaz et de pétrole ». La coopération politique ne sera pas en reste, puisqu’un responsable russe, qui a accompagné Vladimir Poutine, a indiqué que les deux chefs d’Etat ont abordé des questions de politique internationale, notamment la crise au Proche-Orient et le nucléaire iranien. « Les discussions doivent également porter sur les moyens d’approfondir le dialogue politique et la coopération avec l’Algérie, un pays dont l’autorité et l’influence dans le monde arabo-islamique, en Afrique et dans la région méditerranéenne ne cessent de croître », a notamment indiqué le diplomate russe, dont les propos ont été repris par l’AFP. Il est à souligner que le problème de la dette algérienne envers la Russie, dont le montant est situé approximativement à 4,5 milliards de dollars, ainsi que des contrats de vente d’armes ont été au menu des discussions entre les dirigeants des deux pays.

Ali B.