À Takerboust, chef-lieu de la commune d’Aghbalou, à 60 km au Nord-est de Bouira, les travaux d’aménagement urbain ont été menés à terme au niveau de nombreux quartiers. Actuellement, les travaux sont en cours sur deux axes routiers, les deux derniers restants au chef-lieu après un arrêt qui a duré plusieurs mois. Seulement, sur l’un des tronçons aménagés, précisément celui menant du cimetière de la localité au CEM Tazaghart Achour, aucun ralentisseur n’a été prévu. Pour combler ce manque, des habitants de certains quartiers ont décidé, de leur propre chef, d’aménager une espèce de dos-d’âne, pour obliger les automobilistes à ralentir et écarter, par là le danger d’accidents qui plane sur les enfants et autre piétons. Certains de ces habitants avouent que depuis le goudronnage de ce tronçon, des automobilistes, qu’ils qualifient d’inconscients, n’hésitent à appuyer sur le champignon. Pour eux, les dos-d’âne qu’ils ont aménagés de manière anarchique étaient l’unique solution pour écarter tout risque d’accident. Ceci dit, et si certains habitants ont pris «les choses en main», même de façon temporaire, d’autres lancent carrément un appel aux responsables locaux, pour installer des ralentisseurs le long de ce tronçon et épargner la vie des passants. L’un de ces habitants a confié que, mardi dernier, un enfant âgé d’à peine 6 ans a été percuté par un automobiliste à la sortie du domicile de ses proches. Cet enfant a été immédiatement évacué vers l’EPH de M’Chedallah où il a reçu les soins nécessaires. D’après des résidents du quartier où s’est produit l’accident, ce n’est pas la première fois que des passants se font percuter. Selon eux, cet axe routier représente un danger permanent. Devant cet état de fait, les habitants de ce quartier interpellent les responsables locaux sur les dangers qui guettent les enfants, surtout les écoliers, et réclament l’installation de ralentisseurs dans les meilleurs délais.
D. M.
