Alors que l’écrivain chroniqueur Chawki Amari était invité à animer, dans l’après-midi d’hier, une conférence sur la littérature et l’engagement politique, au niveau du centre culturel Rahmani Slimane d’Aokas, il s’est retrouvé dans une sorte de meeting culturel, vu le nombre impressionnant de présents. Ils étaient des centaines à avoir répondu présents à la marche qui devait précéder le café littéraire, lequel n’a finalement pas eu lieu. En effet, la marche fut une totale réussite vu le nombre important de participants, mais cela a constitué un handicap pour la tenue de la conférence. Il n’était pas possible de faire entrer l’ensemble des présents à l’intérieur du centre culturel, ni d’engager un débat. Après la marche à travers les artères de la ville, à laquelle ont participé des acteurs culturels et politiques de la wilaya de Béjaïa ainsi que d’autres venus de Tizi-Ouzou et d’Alger, c’est finalement un meeting qui a été improvisé en face du centre culturel. Après les interventions des animateurs du café littéraire, la parole fut donnée à Chawki Amari qui se limitera à faire une déclaration, sans s’étaler sur le thème de sa conférence. D’emblée, il dira être «fier d’être parmi les miens», il est en effet originaire d’Aokas, puis exprimera son «soutien au café littéraire d’Aokas, à la Kabylie, à la population du Rif, à la Palestine et même aux indiens d’Amérique». Concernant la marche d’Aokas, l’orateur dira qu’elle «est unique en son genre» tant au niveau national qu’international. «Je pense qu’il n’y a jamais eu une marche pour la culture et avec un livre à la main», dira-t-il, ajoutant qu’Aokas a un café littéraire «très particulier». Au bout d’une demi-heure, l’assistance s’est dispersée dans le calme.
A Gana.
