Interdiction du marché informel de la volaille

l Depuis la semaine dernière, les autorités locales de la ville d’El Hachimia, à 18 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Bouira, ont pris des mesures préventives contre l’éventualité de l’apparition de la grippe aviaire dans la localité. La mesure la plus visible aux yeux des citoyens étant l’interdiction de la vente de volaille sur les places publiques par des vendeurs qui n’ont aucune qualité de commerçant. Ces derniers mois, ce genre de pratique a pris une grande ampleur au centre-ville où des adolescents, et parfois même des enfants, proposent aux clients des poulets vivants qu’ils ont achetés des poulaillers de la région. Parfois,ces vendeurs sont eux-mêmes des propriétaires de batteries de poulets de chair, une activité qui a fait florès dans toutes les communes environnantes (Sour El Ghozlane, Dirah, Dechmia,… ). Les jeunes vendeurs de volaille qui avaient investi la station de fourgons attenante au nouveau siège de la daïra ont été contraints, au début de l’année en cours, par les autorités locales à transférer leur activité sur le terrain vague de l’Oued Boukhalkhal, à peine quelques dizaines de mètres par rapport au premier site. Là, un véritable marché s’établit avec trois ou quatre bicoques longeant le lit du cours d’eau. Et puisque la plupart des clients préfèrent faire égorger et plumer le volatile sur place, une sorte d’abattoir sauvage prit naissance. Tous les sentiers empruntés par des écoliers et autres passants sont « aspergés » de sang, jonchés de plumes de poulets et recouverts de fiente. Le comité de suivi de la grippe aviaire installé au niveau du siège de la wilaya de Bouira se réunit régulièrement pour prendre toutes les mesures qui s’imposent en la matière. Et c’est tout naturellement que les autorités de la daïra et de l’APC d’El Hachimia ont pris la mesure radicale d’interdire toute sorte de commerce sauvage de volaille sur le territoire de la circonscription. L’évacuation des lieux a eu lieu au cours de la semaine passée avec la présence de la force publique (Gendarmerie nationale). Cependant, la vente de la viande de volaille continue à se faire normalement chez les bouchers installés légalement.

Amar Naït Messaoud