L’enfer des embouteillages !

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C’est un véritable enfer que vivent depuis plusieurs semaines les automobilistes sur la portion de l’autoroute Est-Ouest, entre Aïn Chriki et Oued Rekham, dans la commune d’Aïn-Turk, à l’Ouest de Bouira.

En effet, et selon de nombreux automobilistes, des bouchons monstres se forment au quotidien sur ce tronçon, en raison des travaux de mise à niveau en cours de réalisation. Le tronçon en question se trouve juste à la sortie du tunnel d’Ain Chriki en direction d’Alger. Pour les besoins des travaux, une partie du tronçon a été fermée à la circulation, et le trafic routier a été basculé vers l’autre voie de l’autoroute dans la direction Alger-Bouira. Du coup, un bouchon se crée en permanence juste à la sortie du tunnel. D’après certains automobilistes, il arrive que la file de véhicules s’allonge sur plus deux kilomètres. Pire encore, à certains moments de la journée, lorsque le trafic routier est très dense, le bouchon qui se forme gagne vite le tunnel. En plus du temps mis dans l’embouteillage, les usagers de l’autoroute redoutent que des incidents surviennent au milieu d’un tunnel congestionné. «L’automobiliste est tout le temps pris dans l’embouteillage. Des fois, le bouchon se forme avant d’aborder le tunnel et il vous faut plus d’une demi-heure pour le traverser. La situation est invivable en ces temps de chaleurs», nous confie Samir, un entrepreneur habitué à emprunter l’autoroute entre Bouira et Alger. Et d’ajouter : «On perd beaucoup de temps dans ce bouchon. Pire encore, nul n’est à l’abri d’un incident au milieu du tunnel qui est parfois bloqué par les véhicules. Moi je redoute qu’un télescopage ou un quelconque incident n’y provoque un incendie ». De l’avis des automobilistes, la circulation dans le tunnel doit être en principe fluide. Même s’il y a un ralentissement de la circulation, il ne doit pas durer trop longtemps. Actuellement, il y a un réel danger sur les automobilistes qui empruntent le tunnel d’Ain Chriki en direction d’Alger. Et si les travaux venaient à s’allonger dans le temps, le risque n’est pas à écarter et le calvaire que vivent les automobilistes à cause du ralentissement de la circulation est appelé à durer. C’est incontestablement les familles qui voyagent avec des enfants qui souffrent le plus de cet état de fait. Il faut signaler que le calvaire qu’endurent les automobilistes sur le tronçon de 33 km entre Bouira et Lakhdaria ne date pas d’hier, mais il remonte à plus de quatre ans. Certes, depuis la mise en service de certains tronçons concernés par la mise à niveau, les désagréments sont moindres. Cependant, les travaux en cours de réalisation sur d’autres portions excédent les automobilistes. Les travaux en question, dont la réalisation est confiée à un groupement d’entreprises (ETRHB-ALTRO) n’avancent pas au rythme souhaité. Sur ce tronçon, il y a aussi des portions très dégradées qui attendent une prise en charge. Pour rappel, à la veille de l’aïd el Fitr, et pour soulager les automobilistes, l’ex-wali Cherifi a carrément instruit les entreprises intervenant sur le projet de réhabilitation des tunnels d’Ain Chriki de suspendre momentanément les travaux. En fait, les pouvoirs publics sont conscients des désagréments causés aux usagers sur ce tronçon. Il est donc de leur responsabilité de tout faire pour accélérer les travaux et soulager les automobilistes.

D. M.

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