Désireux de se retrouver après de longues années, les anciens élèves de la première promotion du lycée Mustapha Ben Boulaïd d’Aïn El Hammam se sont rencontrés il y a quelques jours au niveau de leur ancien établissement, afin de discuter de la création d’une association. Cette première rencontre d’une quinzaine d’«anciens» se veut une réunion préparatoire d’une autre qui aura lieu le 29 septembre prochain. Amzal Mohand et Aït Seddik Tahar, ses initiateurs, espèrent rassembler, en ce jour, le maximum d’hommes et de femmes qui viendront retrouver le lycée qui a contribué à faire d’eux des médecins, des ingénieurs des pilotes et autres. Ils se disent prêts à apporter leur aide en signe de reconnaissance à cet établissement, où ils ont passé les «trois meilleures années de leur scolarité», à travers une association à caractère socioéducatif. Scolarisés en première année secondaire en 1976/77, lors de la première année d’ouverture du premier lycée de toute la région de haute Kabylie, ils étaient les premiers à occuper les bancs des classes toutes neuves d’un établissement que Michelet attendait depuis l’Indépendance. Auparavant, les élèves de la région étaient admis à l’internat aux lycées d’Azazga, de Larbaâ Nath Irathen ou polyvalent de Tizi-Ouzou-ville. Appelé lycée de jeunes filles à l’époque, le lycée Ben Boulaïd avait accueilli en qualité d’internes des filles qui venaient de Beni Yenni, Larbaâ Irath Iraten, Tigzirt, Azeffoun et même de Chaabet El Amer. Un ancien rappelle, avec fierté, avoir fait partie des volontaires qui avaient planté les arbres qui ombragent actuellement la cour du lycée. Les souvenirs de chaque salle de classe, de l’amphithéâtre, de chaque coin remonteront, à coup sûr, à la surface, quarante ans après. «Revoir les anciens sur les lieux où nous avons passé une bonne partie de notre jeunesse est extraordinaire», confie, Tahar, pour qui ces retrouvailles, ou plutôt «cette fête», représentent une sorte de pèlerinage. Notons que le lycée de jeunes filles, qui portera le nom de Mustapha Ben Boulaïd quelques années plus tard, a été inauguré le 14 février 1977 par le défunt président Houari Boumediène.
A. O. T
