Au grand bonheur des ménages, les prix de la sardine ont amorcé, au cours de cette dernière semaine, une brusque et surprenante chute.
En effet, au marché couvert de Bouira, alors que le kilo de sardines fluctuait, il n’y a pas si longtemps, entre 600 DA et 800 DA, il est désormais cédé à seulement 300 DA. Parfois, les prix descendent au-dessous de 300 DA. Au niveau du marché du centre-ville, où sont installés plusieurs poissonniers, l’on a remarqué ces jours-ci que les étals sont tous à moitie vide, ce qui indique que la marchandise se vend bien et s’écoule vite. Avant cette chute des prix, les étals étaient tous les jours remplis à ras bord. «Les cours sont strictement conditionnés, d’une part, par une offre en dents de scie, et d’autre part, par une demande de consommation qui change de manière tout aussi imprévisible. Une chose est sûre : quand les prix sont revus à la baisse, comme c’est le cas présentement, nous sommes les premiers à nous en réjouir, car le produit s’écoule facilement», explique Salim, un marchand de poissons qui exerce au marché de la ville depuis plus d’une décennie. Cette baisse des prix permet, déjà aux poissonniers de réaliser de juteux bénéfices, grâce à la progression des ventes. Pour sa part, le consommateur y trouve naturellement son compte en s’approvisionnant à des prix abordables. Vu cette conjoncture inespérée, les acheteurs sont de plus en plus nombreux à se précipiter vers les points de vente proposant ce produit. «Trouver de la sardine à des prix cassés, c’est vraiment du pain béni pour les pères de famille à revenus modestes. On doit en profiter au maximum, car tout porte à croire que les prix ne tarderont pas à reprendre l’ascenseur», lance un homme d’un certain âge, le couffin chargé de provisions. Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cette tendance baissière des prix : il y a bien évidemment celui de la chaleur : «C’est connu, la canicule est l’ennemi du poisson et celui-ci ne résiste pas bien au-delà de certaines températures, sachant que la chaîne de froid est quasi inexistante dans le circuit de commercialisation»,
soutient un autre poissonnier. Par ailleurs, dans un communiqué rendu public récemment, l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE) a mis en garde contre une variété de sardines impropres à la consommation. Cette dernière serait toxique et des échantillons, prélevés au niveau de différents marchés à l’échelle nationale depuis quelques semaines, l’on démontré. Selon cette association, le poisson en question est reconnaissable par une dilatation anormale entre les nageoires. D’après le même communiqué, la consommation de ce poisson peut provoquer un empoisonnement qui peut s’avérer fatal, si aucun traitement n’est administré au sujet intoxiqué quelques heures après la consommation.
Aziz Cheboub.
