Les locaux commerciaux à usage professionnel et artisanal construits dans la localité d’El-Adjiba, dans le cadre du programme présidentiel dit des « 100 locaux par commune » continue de susciter les interrogations et d’alimenter les débats sur la scène locale. En effet, le chef-lieu d’El-Adjiba, situé à 30 km de Bouira, abrite cinquante locaux commerciaux, tous réceptionnés en 2014, mais qui sont restés désespérément vides et inexploités. Ces locaux sont situés à la sortie Sud de la ville, et sont perçus comme « isolés » et loin de l’agglomération. N’étant pas occupés par leurs propriétaires, qui « refusent » de les exploiter à cause notamment de leur « éloignement », ces locaux commerciaux commencent d’ores et déjà à se dégrader, à cause de l’absence de travaux d’entretien et des actes de vandalisme que perpétuent certains individus « en mal d’inspiration ». Les vitres de ces locaux sont brisées et les portes dégradées. En conséquence à cela, ces locaux sont transformés en lieux de beuveries et de trafics en tout genre. «C’est vraiment à n’y rien comprendre ! Le sort voué aux locaux commerciaux pour absorber le chômage endémique des jeunes et insuffler des activités artisanales et commerciales dans ces structures est tout bonnement déconcertant ! Les locaux abritant des activités quelconques dans notre région se comptent sur les doigts d’une main. Il faudrait, si les intéressés ne sont pas en mesure ou refusent de les exploiter les réaffecter pour d’autres domaines d’activités», préconise un habitant de la ville d’El Adjiba. Et de poursuivre: «Ces 50 locaux commerciaux, érigés il y a près de quatre années de cela, serviraient en d’autres lieux à résorber le commerce informel qui est en train de prendre des proportions alarmantes dans notre commune».
Y Samir.