« La collecte de sang est l’affaire de tous »

Il n’a pas caché ses sentiments de reconnaissance envers l’administration de l’hôpital qui a pensé à lui. « Leur geste de me faire un cadeau me va directement au cœur pour sa signification symbolique, même si donner son sang est un acte qui me procure beaucoup de satisfaction morale : aider un malade ». Le sujet est d’une importance capitale, donc nous nous sommes adressés aux concernés du secteur sanitaire de AEH pour plus d’informations sur le prélèvement, la transmission et surtout l’adhésion des citoyens au système de dons de sang. Les activités au niveau du laboratoire se présentent comme suit : Microbiologie, biologie général et le PTS (Poste de transfusion sanguine). Le responsable de ce département nous a expliqué : « C’est dans ce PTS que s’effectuent les prélèvements de sang. Nous procédons par une consultation rigoureuse du donneur : voir son poids, sa tension artérielle, évacuer tout motif qui puisse nuire au receveur ». Et de préciser : « Des mesures préventives sont prises comme suit : l’utilisation des poches avec des aiguilles à usage unique ». Le Dr Medgeb rassure de son côté : « Le risque de contamination est nul, le receveur et le donneur son protégés ; c’est pourquoi certains (donneurs) sont exclus temporairement ». Pour revenir à ce poste, on y trouve une banque de sang et la conservation est d’une durée de 35 jours. Pour le responsable de ce département « les rhésus négatifs (-), surtout AB sont rares et le recensement de ceux qui sont de ces groupes est indispensable au service pour nous permettre de les solliciter en cas de besoin ». Il faut noter que rare sont les citoyens qui connaissent leur groupe ; il est exigé pour le permis de conduire seulement et dans un secteur pour leurs fonctionnaires, comme nous l’a indiqué le directeur du secteur sanitaire de AEH, pour lesquels il rend hommage pour leur solidarité et leur disponibilité à chaque sollicitation. Et à la question de savoir si l’hôpital arrive à l’autosuffisance, Mustapha à répondu : »95% des dons sont des dons contre partie et 2% seulement des bénévoles ; nous faisons de notre mieux pour améliorer les prestations ». Dr Medgeb enchaîne en responsable et pour éveiller les consciences : « Le sang est une affaire de tous, pas seulement de l’hôpital : il y a des victimes d’accidents, des cas d’anémies sévères et des interventions chirurgicales ; nous devons nous y impliquer tous, donner son sang est en plus du geste humanitaire, un acte permettant non seulement de sauver des vies mais aussi une opportunité au donneur de renouveler son sang ». Des campagnes de sensibilisation doivent s’effectuer périodiquement : les élus, les comités de villages, les associations sont interpellés pour se tenir mobilisés pour cette cause d’intérêt générale. En attendant, le personnel du secteur s’acquitte bien de sa tâche.

Aït Mouloud O.