Ath Maouche – Baisse sensible du niveau des forages

L'alimentation en eau potable est devenue sérieusement problématique, depuis le début de la saison estivale dans plusieurs localités de la wilaya de Béjaïa.

La pénurie de l’eau s’accentue dans plusieurs communes, laissant dans l’expectative les habitants qui ne savent plus que faire pour avoir « une goutte » d’eau dans leurs foyers. La baisse du niveau des eaux du barrage de Tichy Haf, d’où sont alimentées plusieurs localités, et la chute du niveau des eaux souterraines (les forages) ont contraint les collectivités locales au rationnement de cette denrée. Pour l’illustration, la municipalité d’Ath Maouche, située à 65 km à l’ouest de Béjaïa, est confrontée, elle aussi, à un stress hydrique depuis longtemps déjà. Regroupant 14 villages dont, entre autre, Bouikni, Tizeght, Aït Ouamar, Taourirt, El Djabia, Trouna, la commune d’Ath Maouche n’arrive pas à satisfaire les habitants en matière d’eau potable, à cause de sa rareté sur les réseaux de distribution. La sécheresse qui sévit depuis des mois a eu raison de cette ressource naturelle. Résultat des courses: les eaux souterraines manquent cruellement avec des niveaux très bas. Cette pénurie aiguë de l’eau des forages a contraint les autorités communales à interrompre pour quelques jours l’alimentation en eau potable pour les abonnés locaux. Ainsi donc, à cause de « l’insuffisance du débit des forages » l’APC est contrainte d’interrompre l’approvisionnement en eau potable depuis le 10 août dernier, et ce jusqu’au 19 du même mois, le temps de « remédier » à cette situation. En attendant, les ménages au niveau des localités relevant de cette commune se rabattent sur l’achat des eaux des citernes, avec à la clé une somme de 1000 DA le remplissage. Cependant, l’eau colportée par les vendeurs via des citernes tractées n’est toujours pas « fiable », car elle demeure d’origine inconnue. Cela fait planer, en conséquence, le spectre des maladies à transmission hydriques (MTH).

Syphax Y.