Les usagers «ballottés» d’une station à une autre

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Les transporteurs de voyageurs de Saharidj, intervenant sur la ligne M'Chedallah – Saharidj, sont revenus, mardi dernier, à leur ancien arrêt.

Un retour voulu par la force des choses, affirment les transporteurs, car la nouvelle station ne dispose toujours pas d’eau courante. Ceci dit, l’absence d’eau n’est pas la seule motivation ayant conduit les transporteurs à quitter cette nouvelle station, car la sortie de cette dernière débouche sur un virage en épingle à cheveux, situé en pleine côte. De ce fait, en abordant la RN30 menant à Saharidj, ils abordent un virage qui constitue, selon eux, un point d’accès dangereux. Aussi et à cause de ces insuffisances énumérées, les transporteurs ont décidé de regagner l’ancien arrêt, au grand dam des voyageurs qui subissent ces va-et-vient incessants entre les deux stations. Devant cette situation incongrue, les voyageurs, qui empruntent la ligne entre les deux chefs-lieux de communes, sont désorientés, car ne savant plus à quelle station se rendre, pour prendre un fourgon en direction de Saharidj. Ils se retrouvent, de ce fait, ballottés d’un espace à un autre. «Aucune explication ne nous est fournie, alors que, lors du dernier bras de fer entre ces transporteurs et l’APC de M’Chedallah, il avait été convenu que la nouvelle station disposera de toutes les commodités. Ce qui n’est apparemment pas le cas», fulmine un usager rencontré sur place. A noter qu’il s’agit là de la deuxième fois que les transporteurs quittent la station qui leur est proposée. Au cours du mois dernier, les transporteurs avaient entamé un mouvement de débrayage qui les a conduits à protester devant la mairie, où ils avaient été reçus par le maire. Au cours de son entrevue avec les contestataires, ce dernier s’était engagé à entreprendre quelques aménagements revendiqués par les transporteurs au niveau de l’ancienne station, à savoir la pose d’abribus, l’installation de plaques signalant l’emplacement de la station et sa délimitation par des bordures. Et cela à titre provisoire. A signaler que l’assiette de terrain servant d’arrêt pour les fourgons de Saharidj avait été cédée à la CNEP, pour qu’elle y construise un siège. La totalité des revendications n’ayant pas été prise en charge, les transporteurs avaient, alors, refusé de l’occuper et de s’acquitter des droits de stationnement. A la suite de quoi l’APC de M’Chedallah a procédé à l’aménagement d’une nouvelle station, sise au centre-ville, en installant abribus et bancs. Les autorités communales s’étaient, par ailleurs, engagées en promettant de réaliser une fontaine publique et faire bénéficier voyageurs et transporteurs des bancs et des sanitaires du jardin public. Malheureusement, cet ouvrage (jardin public), qui vient à peine d’être livré, ne dispose pas encore d’eau courante et le préposé à sa gestion refuse l’accès et aux transporteurs et aux usagers. C’est du moins ce qu’ont indiqué les transporteurs.

Oulaid Soualah

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