La vague du web déferle sur les jeunes

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L’Internet et les réseaux sociaux occupent une place prépondérante dans la vie de tous les jours. Plus qu’un must, cette digitalisation effrénée épouse les contours d’un phénomène de société, particulièrement chez la frange juvénile. Dans la région d’Akbou, la prééminence des jeunes de 15 à 30 ans, comme étant les plus accros, les plus addicts aux TIC, semble évidente. Cette tendance est facilement vérifiable à travers la fréquentation des espaces Internet et la possession de Smartphones. «Je me connecte à raison de 4 heures par jour en moyenne. Depuis un certain temps, je ne peux plus me passer des sites de contact et d’échange qui ont formaté mon quotidien et changé mon existence», révèle un jeune de 20 ans, résident au quartier Guendouza. Pour ce jeune, comme pour les autres personnes de sa génération, Internet est un moyen magique et accessible pour s’affranchir des frontières géographiques et s’offrir une parenthèse hors du temps. «On ne peut pas rester en marge ou à l’écart de la société de l’information, qui se développe à une vitesse inouïe», estime un universitaire habitant Sidi Ali, sur les hauteurs de la ville. Pour accéder au web, notre interlocuteur dit préférer le recours au haut débit filaire qu’est l’ADSL. Un accro d’Internet dispose que, par les temps qui courent, la technologie numérique n’est plus un simple outil, mais un véritable facteur de développement économique et social qu’il importe de promouvoir davantage. «L’usage de l’Internet et des réseaux sociaux, comme facebook et Twitter, est incontournable. Que ce soit pour faire des recherches dans le domaine professionnel, consulter la messagerie, communiquer, faire une revue de la presse, télécharger des cours en ligne, des logiciels, des films et vidéos, les TIC sont une mine inépuisable d’informations à la portée d’un simple clic», souligne-t-il. Une autre tendance qui se confirme : le Smartphone est devenu le premier terminal d’accès à Internet, notamment chez les jeunes. Ces derniers représentent le plus fort potentiel d’acquéreurs de ces gadgets. Un adolescent, scolarisé au lycée s’en vante : «pratiquement, tous mes camarades de classe terminale possèdent un Smartphone, voire deux. Ceux qui n’en ont pas passent pour des ringards et s’exposent aux moqueries de leurs camarades et copains». La démocratisation du Smartphone, notamment après le lancement de la 3G et la 4G, est passée par là. Toujours à l’affût, les acteurs du marché n’ont pas manqué de déceler cette tendance, en jouant à fond cette carte dans leur stratégie marketing destinée à séduire le plus grand nombre.

N Maouche.

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