Les chauffeurs de camions de gros tonnage, notamment les semi-remorques, dans la wilaya de Bouira sont dans la tourmente. Selon ces routiers, les tracas ont commencé lorsque les autorités de la wilaya avaient pris une décision les obligeant à quitter l’autoroute Est-Ouest, à hauteur de la commune d’Aïn Turk, située à quelques encablures à l’ouest de chef-lieu de wilaya. Ils ne sont autorisés à regagner l’autoroute qu’à la hauteur de la commune de Djebahia. Entre Aïn Turk et Djabahia, les camionneurs roulent sur la RN5. Une route qu’ils avaient l’habitude d’emprunter par le passé, car l’autoroute n’étant pas encore mise en service. Seulement, en quittant le tronçon autoroutier à Aïn Turk pour s’engager sur la RN5, les camionneurs se disent exposés à beaucoup de dangers, car ils doivent aborder l’une des descentes les plus dangereuses au lieudit Oued Rekham. Pis encore, cette portion de route est très dégradée. «Pour un semi-remorque chargé, il y a toujours risque d’accident. Les freins ne tiennent pas. Nous sommes exposés au danger quotidiennement», a déclaré un routier. A signaler que la descente s’étale sur plus d’un kilomètre et traverse le village Oued Rekham. Ainsi, et en cas d’accidents, le danger pèse également sur les populations, dont les habitations se trouvent aux abords de cette route. Dans le passé, un camion avait déjà fini sa course à l’intérieur d’une maison. «Nous demandons aux autorités locales de trouver une solution. Nous ne voulons pas courir le risque de finir un jour dans une maison ou dans un fossé. On se demande pourquoi elles nous interdisent l’accès à l’autoroute au niveau de la localité d’Aïn Turk», ajoute-t-il. Outre le danger que constitue cette descente pour les camionneurs, ces derniers se plaignent également de l’état de la chaussée qui ne cesse de se dégrader.
Massinissa A.
