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Les locaux n’iront pas au Kenya

L’exploit n’a pas eu lieu en terre tunisienne avant-hier face à la Libye. Puisque la sélection nationale algérienne des locaux n’a pas réussi à se qualifier au prochain championnat d’Afrique des nations, qui aura lieu au Kenya entre le 11 janvier et le 2 février 2018.

La défaite concédée il y a moins d’une semaine au stade Hamlaoui de Constantine, sur le score de deux buts à un face aux Libyens, a été celle qui a précipité l’élimination des locaux, avant même de jouer ce match retour qui a eu lieu avant-hier en début de soirée au stade Taieb M’Hiri de Sfax. Pourtant, l’équipe rentrante, remaniée par Lucas Alcaraz, a débuté la partie et a eu la main mise sur le match, en parvenant à ouvrir la marque à la 23’ par Sofiane Bendebka, le nouveau sociétaire du MC Alger. Sans succès toutefois, puisque les Tunisiens ont réussi à égaliser par le petit lutin et le maestro El Lafi dans le temps additionnel de la première mi-temps (45+2’). Après la pause citron, les camarades de Darfalou ont essayé de doubler la mise et de revenir à égalité, après le revers de deux buts à un au match aller, mais sans succès. Les Libyens qui étaient bien en place derrière ont annihilé les tentatives des protégés de Lucas Alcaraz, jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre de la rencontre. Une élimination difficile à digérer pour le public algérien, qui confirme la politique de bricolage des responsables du sport roi, où rien n’est planifié à l’avance. Une équipe montée à la hâte et qui s’est préparée en cette période de préparation d’intersaison, où les joueurs manquaient de rythme et de cohésion. Ce sont là donc les effets de cette politique non étudiée et sans aucune stratégie des dirigeants du football national. Une sortie attendue par les observateurs de la balle ronde. Du coup, les locaux n’iront pas au Kenya pour prendre part au CHAN 2018, et seront absents à nouveau, et ce sont les Libyens qui se qualifient avec brio et c’est bien mérité après leurs prestations lors de cette double confrontation en aller-retour. Au finish, il faut reconnaître que le joueur local est loin, très loin même du niveau africain, et beaucoup de travail l’attend pour qu’il puisse progresser et se frayer une place sur le plan continental, et espérer aussi faire partie de l’EN A.

Aomar Moussi

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