BOUIRA Parkings sauvages au chef-lieu – Le phénomène se généralise

Dans chaque route, une rue ou un quartier de la ville de Bouira, des espaces de stationnement sont squattés par des jeunes qui s’improvisent gardiens de parkings et imposent aux automobilistes, désirant garer leurs véhicules, de s’acquitter d’une certaine somme d’argent.

Il a été constaté de visu que cette activité informelle se généralise de plus en plus à travers le chef-lieu de wilaya, notamment en saison estivale. Elle touche même certaines cités d’habitation, où les habitants se voient obligés de payer une somme mensuelle, pour laisser leurs véhicules près de chez eux et en sécurité. Si le problème de manque de places de stationnement a toujours posé problème à Bouira, la prolifération des parkings sauvages, elle, complique davantage cette situation. La tentative des services de l’APC d’organiser ce secteur, en distribuant, au début de l’année 2014, des dizaines d’autorisations pour des jeunes chômeurs n’a pas réglé le problème. L’absence de textes réglementaires organisant ce créneau ainsi que la non-délimitation des espaces de stationnement et des tarifs ont poussé les jeunes bénéficiaires à abandonner cette activité, laissant, ainsi, le champ libre aux squatteurs qui imposent leurs propres tarifications. «C’est devenu insupportable. Hier, en voulant stationner mon véhicule dans une rue près de la cité Ouest, des gamins de 16 ans se sont présentés devant moi pour m’informer qu’ils gardent cet espace, et donc j’étais obligé de payer 30 DA. Même dans le quartier où j’habite, je suis obligé de payer 3 000 DA chaque mois, pour stationner ma voiture en bas de l’immeuble», se désole Idir, un habitant du quartier 120 logements. En tout cas, de l’avis des habitants, les autorités locales doivent agir «de manière plus efficace pour éradiquer ce fléau, notamment en relançant les projets de parkings à étage pour la ville de Bouira». Pour rappel, trois projets pour la réalisation de parkings à étage ont été attribués à des privés en 2014 et 2016. Cependant, les travaux n’ont pas été lancés à ce jour.

Massinissa. A.