La Journée mondiale de lutte contre la tuberculose a été célébrée jeudi dernier à Akbou.La manifestation organisée par le secteur sanitaire dans l’unité de base de la ville, a été marquée par la présentation d’une série de conférences sur la maladie. Sitôt l’allocution d’ouverture et de bienvenue donnée, les conférenciers sont entrés dans le vif du sujet. Le Dr Azzi, chef du service prévention (SEMEP) du secteur sanitaire, le premier à prendre la parole, a axé son intervention sur «Le guide 2001» de prévention et de lutte contre la tuberculose. Son exposé a embrassé des volets relatifs à la stratégie du programme national de lutte antituberculeuse, ses objectifs et l’évolution épidémiologique de la maladie qui «a connu, a-t-il affirmé, une amélioration à la fin des années 70 grâce au développement des services de santé», avant d’assister à sa réémergence à partir des années 90, en raison notamment de «la dégradation des conditions socio-économiques, et la rupture des stocks en médicaments».Abordant le chapitre «prévention», l’orateur a rappelé le caractère obligatoire de la vaccination par le BCG qui représente dans le programme élargi de vaccination (PEV) la première vaccination de la vie.Lui succédant, le dr Kourta, responsable de l’UCTMR (Unité de contrôle et de traitement des maladies respiratoires), rendu compte du bilan de son dispensaire pour l’ensemble des activités de l’année 2004. Il a révélé que le dépistage réalisé au cours de cette année a donné lieu à 87 cas de tuberculose, dont 51 cas de tuberculose pulmonaire et 36 cas de tuberculose extra-pulmonaire (ostéo-articulaire, rénale,…).Dans sa longue communication, le dr Aït Ouali, spécialiste privé, a d’abord donné un aperçu sur l’agent vecteur de la maladie, le bacille de Koch en l’occurrence, «un germe aérobique stricte», son mode de transmission «inter-humain», ses voies de pénétration «essentiellement orale»,… Il a enchaîné sur la pratique des bilans (chimique, radiologique et bactériologique), indispensables avant d’entreprendre un traitement. S’agissant de ce dernier, l’orateur a précisé que la thérapie moderne a transformé le pronostic vital et diminué sensiblement les cas de rechute «l’anibiothérapie a supplanté la collapsothérapie et la durée du traitement est passé de 18 à 6 mois», mais, constate-t-il, «l’endémicité de la maladie et l’apparition des souches résistantes aux antibiotiques sont surtout dues à l’arrêt prématuré des traitements». Le médecin dira en conclusion que «la tuberculose évolue favorablement et la guérison est obtenue dans l’immense majorité des cas où le traitement est conduit jusqu’à son terme de façon correct».De son côté, le dr Meziane de l’hôpital d’Akbou a développé un exposé relatif à la prise en charge médico-légale de la tuberculose. Son intervention a tourné autour de la définition des conditions prévues par la législation pour que la tuberculose soit reconnue comme maladie professionnelle ainsi que les «modalités de déclaration et de réparation» de la maladie professionnelle. L’orateur n’a pas manqué de relever «la rigidité» des textes, en dépit de la «possibilité laissée au praticien de déclarer toute maladie qu’il juge à caractère professionnel».
Nacer Maouche
